Donc hier (suite de l'article précédant), après avoir résisté à l'appel du cheeseburger, en rentrant j’ai trouvé mes roommates dans le salon, en train de regarder « Basketball Wifes » : un show de soi-disant téléréalité parmi tant d’autres, avec des meufs qui se prennent pour des déesses et qui s’embrouillent pour des conneries. Inintéressant au possible.
On a tapé une barre de rire parce que les lunettes de ma roommate sont cassées et qu’elle ne se décide toujours pas à les faire réparer, donc elle se balade avec des lunettes qui n’ont qu’une seule branche. Je riais, mais je ne devrais pas trop car ça me rappelle quelqu’un qui est restée plus de 2 mois avec les lunettes de travers parce qu’une fois elle s’était endormie dessus…
Je dois vous dire que ça fait des mois que je suis prise dans un dilemme que j’ai trop de mal à trancher :
Soit je reste ici un an de plus, je garde mon super dressing et je continue la coloc avec ces deux filles sympas mais un peu jeunes et leur entourage (pas mechant mais pesant) à cause duquel je ne me sens pas du tout intégrée.
Soit je me casse et je redémarre à zero ailleurs… et là … gagnante ou perdante, je ne sais pas ce qui m’attend ! A part un petit placard et 45$ par mois d’économisés.
Chaque fois que je décide fermement de partir, quelques jours plus tard, je ne suis plus très sûre de ce que je veux, en me disant que les choses vont s’arranger. Des mois que ça dure, j’vous dis !
Bref, hier je suis allée leur parler. Je leur ai annoncé que j’allais partir à la fin du bail, le 31 juillet.
Voilà, ça, c’est fait.
Elles ont fait une de ces têtes ! C’est comme si je leur avais dit qu’elles étaient des mauvaises roommates et que je ne les aimais pas et que c’est pour ça que je partais. Je me suis sentie gênée. Elles me demandent si j’ai trouvé ailleurs où aller, je leur ai expliqué que j’avais une collègue de mon âge et avec qui je m’entends bien (vous voyez, celle qui sort avec mon autre collègue !) qui m’a proposé d’être sa roommate. Que j’ai dit oui et que ça allait baisser mon loyer. Mais ça suffisait pas, j’ai eu droit à un « mmh OK » tout déçu et lourd de sens. Sous-entendu : « bin ok… puisqu’on n’est pas assez bien pour toi… » Alors j’ai continué : « regardez les filles, la bonne nouvelle c’est que vous pouvez en parler autour de vous afin qu’une de vos copines récupère la chambre! » Pas de réaction. J’en rajoute : « je suis tres bien ici (mytho !), je pourrais rester, mais honnêtement je suis certaine qu’il y a quelqu’un qui pourrait kiffer encore plus que moi, vous imaginez comme ça serait génial si vous viviez avec l’une de vos potes! Ce serait de la balle! » J’ai réussi à leur arracher un mini sourire.
Pourtant c’est sincère, ça me ferait vraiment plaisir pour elles qu’une de leurs copines emménage ici. C’est un peu le rêve de tout étudiant de partager un appart avec ses amis. Evidemment, pour moi c’est trop tard… mais pas pour elles !
L’une me dit : « oooh tu vas nous manquer ! » Sérieusement ?! Vu le nombre d’interactions que nous avons eu depuis que je suis là, je serais bien curieuse de savoir ce qui va te manquer chez moi ! Bref passons.
On me l’avait dit mais je le constate, ils sont souvent « too much » les Américains. Parfois ils sont exagerement amicaux, ils disent très facilement des paroles gentilles mais démesurées. Ce n’est pas dit hypocritement avec l’intention de te faire croire des choses, c’est juste leur manière de s’exprimer, faut être habitué, c’est culturel. D’ailleurs un simple exemple mais assez parlant : vous avez vu le nombre de termes qui existent pour distinguer les différents niveaux de relation : connaissance, fréquentation, relation, camarade, copain, pote, acolyte, et j’en passe… avant d’arriver au grade suprême (selon moi) d’ami ! Eux ils ont juste : « friend » (= ami, pour les vrais nuls de chez nuls). Allez, « buddy » aussi (= pote).
Ça en dit long sur la différence de mentalité !
Bref, j’étais en pyjama, douchée, prête à me coucher et, (je le répète hahah), j’avais déjà une bonne séance de gym dans les pattes… eh bien finalement à 22h je me suis retrouvée par terre dans le salon avec les filles devant un DVD de Jillian Michael pour une séance d’abdos.
« 6 weeks and you will get the 6-pack ! » qu’elle dit cette espèce de G.I. Jane au corps bien sec. Mouais. En tous cas je ne sais pas si mes muscles ont plus travaillé grâce aux exercices ou grâce aux fous-rires qu’on a eus, mais au final… ça faisait plaisir.
Alala qu'est-ce qu'on ferait pas pour rentrer dans un jean...
Alala qu'est-ce qu'on ferait pas pour rentrer dans un jean...
Le mot de la fin : Utah.
Parce que… parce que ! :-D

Faut tout tester, moi je t'aurais dit file et vite! lool
RépondreSupprimerTkt je suis sur que tu vas kiffer chez ta collègue! Mais tu pourras recevoir du monde sans soucis?
Bisous Bisous