jeudi 28 juin 2012

Le chiropracteur, mon nouveau héros.

Si tu me demandes comment ça va, je te dirai impec. Si tu demandes à mon squelette, il te répondra le contraire et se plaindra d’innombrables maux...
J’ai mal à différents endroits du dos et du reste du corps, j’ai des articulations qui se bloquent, elles sont gênantes et/ou douloureuses, puis elles craquent au hasard d’un mouvement et me soulagent, en attendant de se rebloquer au hasard d’un autre mouvement… en resume, j’ai l’impression d’avoir 70 ans.

Je crois que c’est le golf qui a réveillé tous les nœuds endormis au niveau du dos, en plus de mon bassin bloqué, je le sens bien. Ajoutons à cela que je me tiens mal constamment, que je sois debout, assise ou couchée... ça ne doit pas aider.

La douleur accélérant la prise de conscience, je me suis enfin décidée à prendre rendez-vous chez le chiropracteur près de chez moi (l’ostéopathe ça n’existe pas aux states).
- Première consultation (hier) : vidéo d’information, un entretien avec le chiropracteur et des radios.
- Deuxième consultation (ce matin) : étude des radios et première manipulation.

A la différence de mon ostéopathe, ce chiropracteur fait d’abord des radios. Logique. Ensuite il te les montre. Normal. Et après ça, il te fait craquer. OK, on y va !
Je savais que j’avais le dos en vrac, mais je ne m’imaginais pas à quel point….

Donc ce matin je me suis retrouvée devant mon squelette grandeur nature. C’était très intéressant et perturbant à la fois. En tous cas je peux vous dire que j’en ai eu pour mon argent. Il y avait une ligne qui partait du milieu de mon crane et qui montrait à quel point RIEN dans ma colonne n’est aligné. Mon bassin est tellement désaxé que […je vous passe les détails] mon ratio de « marge de décalage » (appelons-le comme ça) est de 22. Pourquoi pas ? Sauf que « celui d’un individu moyen normalement constitué ne devrait pas dépasser… 3 », dit le bon monsieur avec un air assez grave.
Ah. En effet c’est embêtant.
Et sinon, quelque chose de bien ?
Non non ma p’tite. Tiens, cerise sur le gâteau : traumatisme du cou.
Je croyais qu’il était grave mais je n’avais rien vu. Là il a pris un air plus grave encore pour me demander ce qui s’est passé. Je ne vois pas de quoi il parle. Chute, accident de voiture, chute de cheval, bref il me somme de lui dire ce qui m’est arrivé qui m’ait heurtée si fort que mon cou se soit carrément déformé. Je lui dis qu’il ne m’est rien arrivé, il m’affirme que « ceci est un traumatisme, alors souvenez-vous de ce qui s’est passé. Vous y étiez, pas moi ! »
OK… ok… on s’énerve pas sinon je vais pleurer. (Oui car hypocondriaque + nerfs à fleur de peau = meuf hypersensible superflipee au bord des larmes.)
Après réflexion, je pencherais pour une chute au hiphop, il y a déjà un an et demi ou 2 ans. Ou peut-être même plus, va savoir, le temps passe à une telle allure. Je me souviens qu’une fois j’étais tombée lourdement sur le dos en essayant une figure. J’étais un peu flippée et courbaturée pendant les quelques jours qui ont suivi, puis ensuite j’avais zappé. Je suis sûre que c’est ça.
Zut alors.
Mais puisque c’est pas réparable, inutile de s’attarder là-dessus, n’est-ce pas ? Et si tu t’occupais tout de suite de mon pauvre bassin, l’ami ? L’ami (un (très) gros costaud aux petits yeux tantôt perçants, tantôt rieurs), m’a donc installée sur une table et fait passer un sale quart d’heure… D’ailleurs ça n’a même pas duré un quart d’heure. Et valait mieux pas, vu le nombre de CRAC et CLOC que j’ai entendus en moins de 5 minutes.

Bref je vous passe les détails : à l’heure où je vous écris, j’ai mal partout, j’ai encore 17 séances qui m’attendent, pour lesquelles mon compte en banque se verra allégé d’un total de 750 dollars. Est-ce que mon assurance va me les rembourser ? Je n’en ai pas la moindre idée…

Et voilà mon billet d’avion pour la France qui recule d’un grand pas… Mais c’est pas grave. Qu’est-ce que 750 dollars, pour se voir ajuster la colonne vertébrale et mettre fin pour quelques temps à un tas de disfonctionnements, silencieux pendant des mois voire des années, mais bourrés de conséquences que l’on ne soupçonne même pas sur le reste du corps ? Il m’inspire ce gros bonhomme, je suis sure qu’il va faire des miracles !

Allez, finie la négligence.
Prenez bien soin de votre corps les amis, n’attendez pas qu’il soit déglingué pour vous en occuper !


Le mot de la fin : motivation.
Parce que j’ai une enooooorme baisse de motivation ces jours-ci au travail. Je sais pas ce que j’ai, c’est comme si rien de rien ne m’intéressait en ce moment. Je me demande donc ce qui accapare mon attention à ce point... Ca ne peut pas etre la planification de mes futurs voyages puisque que tout est déjà organisé jusqu’en septembre. Mais qu’est-ce que ça peut bien être ?..........

mercredi 27 juin 2012

De retour à la barre!

Je parle de la barre... de danse classique!

Oui. J'ai enfin trouvé un endroit où faire de la danse. Ici à Muncie. Et dire que j'aurais pu y aller dès mon arrivée en novembre!

Je suis allée au cours de danse classique indienne / bollywood ----> une catastrophe.
Toutes ces années de hip-hop m'ont transformée en robot, les mouvements de mon corps (plus particulièrement mes mains et mes bras) sont absolument dénués de grâce. Waw. Même sensation que lorsque j'avais tenté la danse orientale. Un fiasco, j'avais abandonné au bout d'un trimestre, lasse de ne pas réussir à reproduire l'allure féminine de la prof. Cette fois-ci je vais m'accrocher. La prof et les filles sont sympa, la choré me plait,  mais y'a du boulot...

Ensuite j'ai enchainé avec le hip-hop.
Si vous voulez voir la choré que j'ai apprise :
Si ça pour vous c'est du hip-hop... tant mieux pour vous.
Moi j'appelle ça de la danse-de-clip. En plus je n'aime pas cette chanson. Mais ça fera l'affaire. C'était facile, donc après une heure à se sentir comme un chien dans un jeu de quilles, ça fait tout de même du bien d'être comme un poisson dans l'eau. (haha?)

Contente d'avoir enfin pu re-danser :-)

À part ça, ici il fait méga chaud.

Et là je m'adresse à ceux qui vive en France (métropolitaine) : je ne savais pas qu'il existait encore des endroits dans le monde où le climat continental respectait ce qu'on appelle les SAISONS. Vous savez, ce vieux souvenir qui remonte à notre enfance désormais, où l'hiver il faisait froid, et l'été il faisait CHAUD. Je suis triste pour vous qui subissez un été des plus déprimants. Courage... fuyez!

Donc je poursuis. Qui dit soleil qui tape, dit... nouveau QG pour les étudiants qui sont en vacances mais pas partis de la résidence :
L'appel du jacuzzi...
Et qui c'est qui continue de bouffer le muffin au chocolat au dessert et grignote dès qu'elle s'ennuie ou est énervée? Qui c'est qui n'a donc pas réussi à perdre son "belly fat"? (bourrelets + ventre de bouddha)
Bah ouais. Moi je la regarde cette piscine... depuis mon tapis de course dans la salle de sport juste en face! Remarque ça fait une motivation pour rester courir un peu plus longtemps.

A part ça, les jours qui viennent, je vais me reposer bien comme il faut pour recharger les batteries : un mois de juillet très très chargé m'attend. Je vous mettrai le planning très bientôt. Restez connectés!

Je vous souhaite à tous de partir un peu en vacances.

Bisous!


Le nombre de la fin : 100.
Parce que wahouuuuu c'est mon 100ème article!!!!! Pomepidop pomepidop! Ce blog c'est pas une blague (haha!), alors avec ou sans lecteurs, je vais continuer!

dimanche 24 juin 2012

Luau Picnic

Enfin dimanche! Rien au programme. Juste écrire dans mon blog, faire le ménage, les courses, lire... et dormir. Mmmmh.

Que je vous raconte un peu ce qui s'est passé cette semaine. En express...

1) ça y est, j'ai eu mon premier "stage photocopies". A 26 ans. En 8 ans d'expérience professionnelle, ça ne m'était pas encore arrivé. Comme quoi, tôt ou tard tu y passes...
Fallait que je fasse un inventaire des goodies, puis que je fasse les livrets d'accueil des nouveaux embauchés, soit mettre des feuilles dans une pochette, et quand il n'y a plus de feuilles eh bien tu vas faire des photocopies. Objectif 500 pochettes.
Tiens ça me rappelle France Telecom quand on a mis la main à la pâte pour les élections des CE/Délégués du Personnel (dédicace à Aurélie I. si tu me lis!). Enfin ça c'était un "stage mise sous pli". Franchement ils pourraient prendre un petit intérimaire pour faire ça. Mais j'accepte, je ferai ça une journée par-ci par-là, comme ça je m'enfermerai dans une salle, kit-mains-libre aux oreilles et je pourrai téléphoner pendant des heures, na!

2) Mardi soir j'ai accompagné la RH au Buffalo Wild Wings pour le diner d'intégration des nouveaux embauchés (8 jeunes ingénieurs qui sortent de l'école). C'était cool, mais j'aurais du commander plus de trucs à manger, vu qu'on était tous invités sur le compte de la boite. Et puis ici n'oubliez pas c'est doggy-bag culture, donc même s'il reste une aile de poulet et une bouchée de ton dessert, tu ne seras jamais ridicule en demandant une boite pour emporter.

3) Mercredi soir je suis allée chez mon collègue que-j'aimais-pas-trop-avant-mais-maintenant-ça-va-mieux (l'autre VIE quoi) qui vient d'emménager avec sa meuf et que j'avais aidé à déménager les cartons (ils sortent ensemble depuis mars, enfin bon, pourquoi pas). Ils m'ont formellement invitée, car j'avais manqué leur crémaillère, qui avait lieu le weekend où je partais à Niagara. J'ai trouvé ça bizarre au début, je me suis demandée s'ils m'invitaient juste pour avoir un cadeau, puis j'ai préféré me convaincre que ça devait leur tenir à coeur que je vienne inaugurer leur appart'.
Comme je le craignais, c'était juste moi + les tourtereaux. Bande de sadiques, vous auriez pu inviter au moins une deuxième personne. Bref c'était sympa et très très très intéressant car on a parlé de l'entreprise et des gens du boulot presque toute la soirée, donc j'en ai appris de belles.
Je leur avais offert une étagère pour ranger les bouteilles de vin. Ça leur a plu donc j'étais contente.

4) Jeudi soir j'ai annulé ma leçon de golf parce que j'avais trop de trucs à faire en plus il faisait trop chaud. J'avais entre autres une course urgente à faire à Indy. Cool, ma collègue m'a accompagnée donc je ne me suis pas tapée l'I69 toute seule. On a diné dans un restau égyptien qui fait bar à chicha ("hooka" en anglais) donc c'était bon et ça sentait bon.
Je n'aime pas la chicha parce que je ne comprends pas l'intérêt ni le plaisir de fumer sans réellement fumer, et puis de toute façon je n'aime rien inhaler (déjà respirer l'air qui m'entoure ça me suffit). Ça m'embête un peu parce que la chicha c'est très tendance et les gens en sont généralement friands. Donc la prochaine fois que quelqu'un proposera ça, j'hésite entre refuser et manquer ainsi une occasion de casser Madame Solitude, et y aller mais avoir l'air cloche en ne participant pas.

5) Vendredi aprem j'étais de corvée d'installation pour le picnic annuel de ma boite. J'y allais avec bon coeur, mais juste avant j'étais prise avec un truc (de merde mais urgent) à finir pour une collègue. Donc au lieu de 14h je suis arrivée la bouche en coeur à la salle à 14h30, me disant que c'était pas grave. La loose. Ils s'étaient réunis à 13h00 et ils avaient déjà fini le plus gros du travail (décharger les cartons, installer tables et chaises). Je peux vous dire que j'ai senti le poids des regards ("mais alors elle, elle sert à rien"). Même si je suis venue tard pour une bonne raison, j'étais dégoutée. Je me suis donc activée sur la déco.
Ca me fait penser que vendredi dernier, j'avais déjà fait ma grosse nulle. J'ai reçu un mail disant "n'oubliez pas, vendredi on fait un "carry-on lunch"". Je me disais cool on va tous manger ensemble vendredi devant un plateau de sandwichs et salades que le cuisinier de la cantine nous aura livré. Sauf que j'avais pas compris. En fait le concept c'est que chacun ramène un truc et on partage. Oups. Je suis venue les mains vides. Je me suis sentie trop gênée, sur la table il y avait une tonne de bonnes choses faites maison et je refusais d'y toucher. Il a fallu que mes collègues insistent encore et encore pour que je finisse par me servir un peu. Je déteste ça. Faut que je leur fasse un gâteau ou des crêpes pour me rattraper.

6) Vendredi soir je suis allée au concert de Dave Matthews Band. Je ne connaissais ni d'Eve ni d'Adam, j'avais même pas cherché sur Youtube. J'ai juste accepté l'invitation du gars qui m'avait sauvé la mise lundi avec ma roue, car je tenais à le revoir très vite afin de lui remettre un petit cadeau pour le remercier de son aide. En plus il avait acheté mon ticket pour le concert. (D'ailleurs il ne veut pas que je le rembourse, ça m'embête...)
Il y avait sa femme et aussi son amie. Super sympa, ils ne me connaissent même pas mais ils me kiffent grave, juste parce que je suis française. C'est grisant. Tout ce que je dis ils s'extasient et le répètent ("Oh elle a dit Waw!") comme un bébé qui dirait ses premiers mots, ça m'amuse. Quoi que je dise je suis "so cute" et "so sweet".
C'était immense. 15000 personnes sur cette pelouse, un beau coucher de soleil en prime. Le groupe était excellent. 30 petites secondes d'aperçu :
Découvert aussi que j'entendais mieux en fermant les yeux, c'est marrant. J'ai du avoir l'air bien shootée tout le temps que j'ai passé debout, nez en l'air et yeux fermés, en train de me concentrer sur le son trop bon et remerciant mon ange gardien de m'avoir conduite là. En même temps vu tous les pétards que je voyais passer autour de moi, ça ne m'étonnerait pas que j'aie essuyé quelques dommages collatéraux au bout d'un moment. On me propose, je dis non merci. Pas parce que je suis une petite fille modèle (même si j'ai de sacrés bon restes) mais parce que ça ne m'intéresse pas, tout simplement. En plus je n'ai jamais rien fumé de ma vie (à part crapoter 3 bouffées d'un cigare Cohiba à Cuba, mais ça compte pas, c'est de l'ordre sacré, c'est comme boire le vin de la communion, vous appelez ça boire un coup?) et je trouve que c'est un exploit alors je voudrais continuer mon exploit qui ne me demande en plus aucun effort, puisqu'il n'y a aucune tentation jusqu'à présent. Autre raison (physique celle-là) : l'odeur de la beuh. Le plus souvent ça a un parfum de... bah d'herbe ouais. Mais souvent aussi, ça a une odeur de suppositoire. Et ce soir-là, la beuh qui passait de main en main et de bouche en bouche autour de moi avait une terrible odeur de suppo. Et moi désolée, quoi que ce soit qui se mange, se boit, se fume, ou s'applique sur le corps, bref qui se consomme, et qui a cette odeur... provoque une vague de souvenirs d'enfance désagréables dans mon inconscient et alors chaque cellule de mon corps se crispe et se met en position de rejet.
Bref, le concert déchirait et j'ai passé une excellente soirée sans fumer de weed ni me saoûler. Comme quoi c'est possible (oui je continue de militer). Et malgré que je sois en mode expérimentation depuis que je suis aux USA, je reste sélective et certaines choses ne sont toujours pas sur ma liste. Alala, je ne suis décidément pas fun comme nana, me direz-vous. Tant pis.

7) Samedi matin direction le parc où a lieu le picnic. Cette fois-ci j'étais à l'heure pour terminer l'installation. Le thème c'était Luau Party, donc j'avais sorti une tunique à l'imprimé vaguement hawaiien. Dommage j'ai pas pris de photo. Les colliers de fleurs et tout le tralala étaient biensur au rendez-vous. Puis c'est parti pour une journée à manger comme une morfale hotdogs, cookies et glaces.
Au programme des activités, des jeux américains comme le "cornhole" et aussi celui-ci au premier plan dont j'ai oublié le nom :
et j'ai même trouvé une petite camarade pur aller faire du toboggan gonflable (tout au fond sur la photo). Après la gamine me suivait un peu partout, j'étais un peu embêtée.
Elle : t'as quel âge?
Moi : heuuu... 26!
Elle : 26 ans! Ma mère a le même âge que toi!
Moi : -_-
Elle : Moi j'ai 9 ans.
Moi : -_-'
Moment de solitude.
Puis j'ai passé presque 2 heures à jouer à un jeu hyyyyyper addictif :
Oui! Le bingo! Ce truc de grand-mères, c'est trop bien! Je jouais 5 grilles à la fois (6 c'était trop pour mon petit cerveau sous-titré en français) ce qui m'a permis de gagner 2 fois. Addictif je vous dit.
Puis j'ai demandé au caricaturiste(?) de me tirer le portrait :
Puis rangement et de la salle et fin d'une bonne journée qui est passée très vite. Même pas senti la fatigue cumulée toute la semaine à coup de nuits de 4 à 5 heures. Pfiou!

Résultat je suis rentrée chez moi avec sous le bras 25 petites bouteilles de coca (des restes non consommés. J'aurais préféré de loin des cookies au caramel chocolat), un appareil à pédicure, un crochet pour accrocher son sac à main, une chemise Verallia trop grande et un portrait de moi absolument flatteur, n'est-ce pas!

Bon, vous voilà à jour sur ce qui se passe dans ma petite vie de VIE à Muncie.

A bientôt!

PS : j'ai rajouté des photos à l'article des chutes du Niagara ;)


Le mot de la fin : caricature.
Parce qu'il faut avoir de l'humour pour apprécier une caricature de soi. Les cheveux, je m'y attendais, les pommettes aussi. Je m'attendais également à une bouche immense avec plein de grandes dents ou un nez bizarre éventuellement. Là, pour le prix de 5 minutes assise sur une chaise, je me suis faite allumer sur de nouveaux points : gros yeux et menton pointu. Toujours sympa les caricatures!

mardi 19 juin 2012

De l'eau, du vin...et un ange gardien

Enigmatique comme titre, non ? Hihih ! J’essaye de marqueter mes articles… alors, ça marche ?
J’aurais aussi pu l’appeler « Niagara et autres surprises (bonnes ou mauvaises) », ou « Au secours, Karma est à mes trousses ! », ou encore « Karma vs. L’Ange Gardien »…
Alors là, avec tout ça, si je ne vous ai pas donné envie de le lire cet article, je ne sais pas ce qu’il vous faut !

Récit d’un weekend qui s’est très bien passé… puis mal terminé… puis finalement la roue a tourné (hahah ! elle est bonne celle-là ! mais vous comprendrez plus tard) … bref, je vais tenter de ne pas vous inonder de détails (inonder, hahah, non ?)… mais je ne promets rien ! ;)

Vendredi, quitté le travail à 15h00, youhou c’est parti ! Je roule jusqu’à Indy, je lache ma voiture sur le parking (gratuit le weekend), je prends le Megabus pour Chicago, je retrouve Cynthia (c’est qui Cynthia ? Bah faut suivre un peu, elle a déjà fait 2 apparitions dans mes articles au mois de mars !), on prend l’avion direction Buffalo, à l’arrivée on récupère une titine (encore un super 4x4 pour le prix d’une économique, yeah !), rejoint notre auberge de jeunesse où se trouvait déjà ma camarade de voyage de la dernière fois à Washington.
OK, ça fait déjà trop de détails ? Mais c’est juste pour souligner le fait que je suis prête à taper des sacrées missions rien que pour voyager…

Samedi matin, en route vers les chutes du Niagara, yaaayyy !
Attention : un conseil, n’achetez pas le ticket-tout-combiné au visitor center (33$) si vous n’avez pas l’intention de faire toutes les attractions. Achetez plutôt directement aux guichets.

Allez, c’est parti pour quelques vues :
On était du côté américain. Tout au fond c'est Horseshoe, le côté canadien.
A bord du bateau Maid of the Winds, on passe devant les chutes américaines...
...pour arriver tout près des chutes canadiennes. 

Les jolis arcs-en-ciel que ça donne!

Pour reprendre une parole de mon petit Agent W (pourquoi W ? j’aime bien le W, et puis Agent X c’est déjà pris!), j’ai pu dire « chhhuuuuuuuuut ! » à Niagara. hiihih J
… mais ça n’a pas fait ralentir d’un iota son débit :
Comme dit Cynthia, dans les films ils ne montrent pas les buildings qui sont juste à côté des chutes! Dans l'imaginaire collectif, les chutes du Niagara c'est gigantesque, au fin fond de la nature etc. Eh bien non, cassons le mythe tout de suite afin que vous soyez au courant :
1) ce n'est pas très haut. (Enfin selon moi, après avoir vu les chutes de Yosemite.) Mais hyper impressionnant par la largeur et la quantité d'eau qui tombe avec une force inouïe!
2) c'est en ville. (Vous avez vu l'arrière-plan!)


Et trop classe le Kway : 

On s'est approchées des cascades si puissantes, et rien que les éclaboussures sont l'équivalent d'une grosse douche. 

Il faisait chaud donc ca faisait du bien, je me mettais sous les éclaboussures exprès, je fermais les yeux et c'était l'extase. Si j'avais été toute seule je serais restée bien plus longtemps. 

Après s’être bien faites tremper (j'ai d'ailleurs pris de gros risques en mouillant mon appareil photo chéri!), direction la ville de Niagara-on-the-Lake (côté Canada) pour aller visiter un vignoble : le Château des Charmes. 
Super intéressant, même s’il y avait pas mal de vocabulaire qui m’échappait, c’était facile de deviner. Et en plus, une petite dégustation à la fin. Moi qui jusqu’à présent n’aimais pas trop le vin et ne m’y intéressais guère, j’ai beaucoup apprécié.
Mes collègues m’avaient parlé de l’ « Ice wine », qu’il fallait que je goûte quand je serais dans la région. L’ice wine c’est du vin fait à partir de raisin ramassé l’hiver, donc gelé, donc c’est comme si on pressait du raisin sec : chaque grain donne une seule goutte. Les bouteilles sont donc minuscules (37,5 cl) et je vous laisse imaginer le prix et la teneur en sucre. Et bien à la fin de la visite, notre camarade, professionnelle du vin et bonne tchatcheuse, a réussi à nous obtenir une dégustation de ice wine. Et pas n’importe quoi : du Savagnin 2007.

(Si vous vous y connaissez en vin, vous saurez que le Savagnin ça vient du Jura et c’est bien bon.)
Alors on goûte. Et là... Oh. Mon. Dieu!
Deuxième extase de la journée. C'était tellement bon que 15 minutes, 30 minutes... 1 heure après avoir bu ce petit fond de verre, j'en sentais encore le délicieux arrière-goût et je me souvenais de son parfum! Cynthia et moi on ne s'en remettait pas. On a tellement adoré que malgré notre budget ric-rac, on a acheté une bouteille pour plus tard (la moins chère à 25$).
Waw je crois que ça y est, j'ai été touchée par le pouvoir du bon vin! Enfin, le blanc. Voire le rosé. Faut pas trop m'en demander. Et puis bien entendu, vu les quantités qu'on avait bues, ça ne nous a pas fait grand mal.

Après l'escapade au vignoble, vu qu'on se trouvait au Canada... pourquoi retourner s'ennuyer dans la petite ville tranquille de Buffalo? Alors qu'on pourrait carrément... faire une virée à Toronto qui est tout près! Let's go!!!

Une heure et demi plus tard, nous y voilà. Petite douche à l'auberge et c'est parti pour la visite de downtown.
C'est drôle, je n'ai pas l'impression d'avoir changé de pays!
Puis on se trouve un resto à sushis, on demande si cet endroit est "Bring Your Own Bottle" (BYOB), la patronne nous dit oui, alors on se dépêche de déballer notre mini bouteille. Erreur de débutantes. L'addition arrive et on se prend 15$ de droit de bouchon! Après avoir gentiment contesté, disant qu'on ne savait pas que c'était payant, on a réussi esquiver, ouf.
Après diner, on continue notre balade dans downtown, super sympa, dynamique, très jeune, plein de boutiques et de restaus hype, bref de bonnes vibes.

J'ai surkiffé :
- voir et entendre les chutes du Niagara, pour de vrai!
- ma première gorgée de icewine et l'apéro qu'on s'est fait avec notre acquisition...
- le bibimpap qui a suivi cet apéro, miam!
- les auberges de jeunesse à Buffalo et à Toronto (souvenez-vous, partout où vous partez en voyage, regardez d'abord s'il y a de la place à Hostel International)

J'étais dégoûtée :
- on faisait la queue pour aller danser au "This is London", l'une des place-to-be de Toronto et on a du renoncer, principalement à cause de moi car la fatigue et un mal de tête foudroyant ont eu raison de moi. Dommage de payer 20$ et partir au bout de 20 minutes. Next time!

Dimanche, dès 9 heures on était dehors afin de poursuivre notre visite express de Toronto à pied.
On a perdu l'habitude de trouver les magasins fermés le dimanche.
Oh tiens, en revenant sur nos pas, on entraperçoit la répétions des MMVA 2012 dont toutes les scènes et le plateau télé se trouvaient installés...en pleine rue, barrant toute circulation. Drôle d'idée.

C'était chouette :
- la gaufre belge sauce caramel au petit déj
- pouvoir payer avec des dollars US
- le hasard qui a bien fait les choses et nous a menées ici et là, entre Downtown, l'Université, Chinatown... première fois que je visite un endroit sans avoir préparé au préalable ma visite!

Voilà ça c'était le petit weekend aux chutes du Niagara, avec en bonus une visite de vignoble et un petit tour à Toronto. Que demander de plus en si peu de temps!

Mais l'article ne s'arrête pas là les amis, sinon vous ne comprendriez pas le titre...

Au retour, tout s'est bien passé... jusqu'à ce que j'arrive à Indy.
2h30 du matin. J'ai fait une bonne sieste dans le bus malgré la clim trop forte,

je marche à grand pas vers ma voiture, pressée de rentrer.
Sauf que la voiture a, comme qui dirait, un petit pépin. Enfin plutôt... UN GROS CLOU :

Daaaaaamn!!!! Je rêve?! Qu'est-ce que je vous avais dit la dernière fois? Une crevaison, pas vrai? C'est pas croyable.
Je fais un tour sur moi-même, tous les gens qui sont descendus du bus en même temps que moi ont déjà disparu. Punaiseuuuuu... pourquoi moi? Pourquoi ici? Pourquoi maintenant?
J'arrête un type qui marchait vers sa voiture, il veut bien m'aider à changer ma roue, chouette.
On dévisse tout bien comme il faut... et la roue de sort pas. On regarde dans tous les sens, on comprend pas ce que c'est ce truc au milieu, il n'y a pas de tournevis de cette taille :
Il n'y a rien à faire, le mec abandonne... et surtout m'abandonne à mon sort.
Qu'est-ce que je fais maintenant?
Réfléchissons.
Cette fois-ci je suis trop loin de chez moi, je ne pourrai pas payer de remorquage jusqu'à Muncie.
Si j'appelle maintenant l'assistance, je vais me faire remorquer dans un garage à Indy... et ensuite?
De toute manière je vais devoir rester là en attendant 8h00 que les garagistes ouvrent.
A tout hasard j'appelle le seul pote que j'aie qui habite à Indy. Il ne décroche pas. A 3 heures du mat' en même temps, faut pas s'étonner.
Alors je laisse ma voiture et commence à marcher dans les rues complètement désertes de Downtown Indy à la recherche d'un hôtel. C'est bien éclairé et la police fait des rondes donc je n'ai pas peur, parcontre je ne vois pas un hôtel à l'horizon.
P*tain je mérite des claques tout de même : prête à dépenser tout ce que j'ai pour partir en virée à droite à gauche (parce que pour info, ça coûte très cher les vols internes, c'est comme si tous les mois je partais de France en Espagne, Italie, Norvège, et même Russie!)... et en attendant je fais ma radine pour économiser sur le téléphone en continuant de me passer d'Internet.
Constat : je marche en pleine nuit dans une ville déserte, je ne sais pas où je vais et je n'ai même pas Internet sur mon phone pour m'aider à trouver ou envoyer un mail pour prévenir mon boss que je ne serai pas là demain. Je dois dégager ma voiture et je me demande combien ça va me coûter. Je suis coincée ici et j'ai personne chez qui trouver refuge pour le reste de la nuit. Je me sens seule au monde comme jamais. J'ai le coeur serré, les nerfs qui lâchent et les larmes coulent toutes seules. Je fais pitié mais je m'en fous, parce que je suis fatiguée, stressée, saoulée par cette poisse en voiture, et de toute façon... personne ne me voit!

Je n'ai pas eu le temps d'aller bien loin. J'entends du bruit et je vois un pub encore ouvert avec plein de monde sur la terrasse. J'y vais, j'entre et je demande s'il y a un hôtel bon marché tout près. Au passage j'explique mon problème. Le bartender me propose d'attendre qu'il finisse son travail et qu'il viendra m'aider avec ses outils. Alors j'attends. Puis quand il a fait partir tout le monde, nettoyé et fermé la porte, je pars avec lui et sa collègue. Sur le chemin on discute tous les 3, ils sont sympas. Ils essayent de leur mieux de m'aider avec la roue (oui, même la fille!) mais on arrive au même constat que plus tôt. L'espoir s'évapore à nouveau et l'angoisse revient. J'ai du faire une tête qui en disait long car à ce moment le gars me propose de me poser un peu chez lui en attendant que les commerces ouvrent. Il fait une petite blague en disant qu'il allait devoir expliquer à sa femme pourquoi il y a une inconnue qui squatte le canapé. Donc il y a une Madame. Bon ça devrait aller. Je suis tellement en galère que j'accepte.
On roule 10 minutes jusqu'à chez lui. Sa maison est top. Du moins le salon, dont je n'ai pas bougé. Je regarde un peu les photos de famille au mur, très à l'américaine. Sa femme et ses enfants sont mignons! Je suis sûre que ce couple a tout juste la trentaine.
La collègue a apparemment son divan préféré, elle me laisse l'autre, le plus grand des deux. On s'emmitoufle chacune dans une couverture et on ne tarde pas à s'endormir. Il est 4 heures passées.

8 heures, je vais me brosser les dents. A défaut d'être lavée, au moins j'aurai une haleine décente.
La maman et les enfants descendent les uns après les autres et me saluent, adorables. Les petits ont 6 et 10 ans. On part tous ensemble, mon hôte, sa collègue et les gosses. Sur la route il fait des petites blagues pour essayer de me détendre. Il me propose même d'aller à un concert de je ne sais plus qui vendredi avec sa clique. Moi je ne parle pas, trop dans mes soucis. On s'arrête à un magasin d'accessoires auto, on explique le problème et le vendeur nous dit qu'il n'y a aucune clef et que ce truc c'est une sécurité pour que je ne me fasse pas voler mes roues. Il nous envoie vers le Firestone à quelques mètres. Là-bas ils nous prêtent un gros marteau... apparemment c'est en tapant sur la roue qu'elle va sortir! On retourne à ma voiture, Mister Bartender-supercool-funkydaddy s'exécute et... hourra la roue se barre!!! Il pose la galette et me voilà prête à rentrer à Muncie. Il est environ 9 heures et quart.

Je me maudis de n'avoir pas noté le numéro de téléphone de mes collègues car dans tout ça je n'ai même pas pu prévenir le boulot. En plus je devais assister à une réunion à 8h00, et je devais être introuvable, ça fait pas fort du tout. J'appelle ma collègue (la fille de mon âge qui bosse dans le service IT, celle avec qui j'étais partie à Atlanta), je lui demande de m'envoyer le numéro de mon boss et une autre collègue. J'arrive chez moi à 10h30, je prends tout mon temps (je suis déjà en retard de toute façon) et je repars à midi.

Sur la route, je repensais à tout ça. Je veux dire ces galères de voiture qui s'enchainent. C'est le garagiste qui va être ravi de me voir. Après le bruit bizarre après avoir roulé sur la carcasse de daim, puis le tableau de bord qui affiche "maintenance requiered", puis la panne à cause de la jauge à essence fausse, et maintenant un pneu crevé... 4 visites en moins de 4 semaines ça fait beaucoup je trouve...

Chaque fois, je flippe et je me retrouve un peu, beaucoup, voire extrêmement en galère. Et chaque fois ça ne s'avère pas grave et chaque fois je m'en sors sans trop de dépenses.
Oui car je ne vous ai pas dit, l'autre fois, "maintenance required" c'était juste une vidange et un contrôle qui m'ont coûté 30$. Et la semaine dernière la panne ça m'a juste coûté 40$ et finalement l'assurance va me rembourser 95$ sur les 125 du remorquage (c'est plus que ce que j'espérais). Et cette fois, la réparation de mon pneu n'a coûté que 15$.

Karma : principe (hindouiste?) qui veut que tes actes dans tes vies passées, bons ou mauvais, se répercuteront sur tes vies futures et que par conséquent, tôt ou tard, dans cette vie ou dans une autre, tu récolteras les fruits de ce que tu as semé.

Ange gardien : être, esprit, ange, qui t'a été assigné pour te protéger et te guider.

Ma théorie : j'ai fait des trucs pas bien dans une vie antérieure et maintenant le karma a décidé de s'occuper de mon cas et se manifeste en mettant plein de pépins sur ma route (sur ma route, c'est le cas de le dire). Et mon ange gardien essaye tant bien que mal de limiter les dégâts, afin que je m'en sorte saine et sauve, sans dommages et sans dépenses.

Quand j'étais tombée en panne la semaine dernière, je vous jure, je n'avais personne à appeler. Ma collègue n'était même pas sensée être là, elle aurait du être en Inde à ce moment là mais avait annulé son voyage. Sans elle, j'aurais été clairement dans la merde. Et cette fois-ci en pleine nuit l'ange gardien m'a conduite vers ce bar, où j'ai trouvé quelqu'un de très sympa qui m'a aidée.
Vous pouvez penser que je suis illuminée, mais j'y crois vraiment. 
Et si je vous énumérais toutes ces petites choses qu'il a faites pour moi depuis que je suis là, qu'au début j'ai prises pour de la chance et du heureux hasard, vous aussi vous y croiriez.

Bref, j'espère que le karma va se calmer parce que je ne pense pas avoir les nerfs assez solides pour supporter ses sales coups à répétition. Surtout que ça va crescendo dans le degré d'emmerdement... :/

En attendant, je vais de ce pas faire ma carte de membre "Triple A" (assistance express sur la route) et me prendre un autre forfait téléphone AVEC INTERNET!


Le mot de la fin : sangria.
Parce que jeudi dernier je suis allée chez ma voisine, la Vénézuélienne, qui avait fait une paëlla (sans safran, ok) pour fêter son retour de voyage en Europe. Soit dit en passant, j'aurais bien aimé avoir un minimum de culture générale à propos du vin, ça m'aurait évité de me retrouver perdue dans le rayon à ne pas savoir quoi apporter à mon hôtesse. J'ai finalement choisi un merlot du Chili (il y avait tous les pays sauf l'Espagne, dommage!), vous pensez que c'était un bon choix?
 
C'était cool pour une fois de trouver quelqu'un avec qui parler de la France, l'Angleterre, l'Espagne ou l'Italie. Et puis qu'est-ce qu'on a ri! Il y avait juste son roommate, un Américain, et une copine à elle, une Japonaise. Trop bon moment. Mon Dieu qu'ils sont drôles ces trois-là! Je ne voulais plus partir.
Tout ça pour vous dire, méfiez-vous de cette traitresse de sangria, bien glacée, bien sucrée... en plus il faisait chaud et j'avais très soif. J'ai bien failli me mettre K.O. Heureusement qu'il y avait 3 fois trop à manger, comme ça j'ai pu éponger tout ce bazar dans mon bide!


lundi 18 juin 2012

Fathers' Day

Ici comme en France, la fête des pères c’était hier.
Je n’ai pas eu le temps d’écrire de petite dédicace avant de partir en week-end, mais ça ne m’empêche pas de (re-)partager avec vous 2 de mes photos préférées :
Y’a pas à dire, j’étais un bébé canon.

Et aussi celle-ci que j'aime beaucoup, un vrai "instant T" comme je les aime :
Je me demande même lequel de nous deux était le plus content de ma nouvelle petite robe…


Gros bisous mon papa !


Le mot de la fin : vieux.
Parce que rien de tel que des photos tout droit sorties des années 80 pour prendre un bon coup de vieux… n'est-ce pas?

mercredi 13 juin 2012

Salut, ça va!

Bonjour !

On est déjà mercredi et je ne vous ai toujours pas donné de nouvelles de ma voiture.
Je l’ai récupérée lundi après le travail. En fait elle n’avait rien !
Croyez-le ou pas… c’était une simple panne d’essence.
Oh là, oh là, avant de me traiter de grosse débile, sachez que cela n’aurait pu ni être prévu, ni évité : figurez-vous que la jauge à essence sur le tableau de bord déconnait. Elle affichait 3 barres (sur 8). Même le garagiste a passé une heure et demie à chercher d’où venait le problème.
Ce que je trouve étrange, c’est que mercredi juste avant, je suis partie à Indy avec seulement 2 barres et je n’ai pas eu de problème…
800 dollars (rien que les pièces) pour réparer le problème ? Non merci, je préfère prendre l’habitude désormais de m’arrêter à la pompe quand j’atteindrai le demi-plein…

A part ça, j’ai une de ces pêches ! Au travail, rien à voir avec la semaine dernière. On dirait qu’ils se sont tous réveillés et rappelé que j’existais. Donc je carbure. J’aime. Sauf les réunions à 7h00 du matin :/

En parallèle, j’ai plein d’idées d’activités et d’excursions pour les prochains week-ends donc je suis en pleine organisation, planification, budgétisation... je crois bien que c’est ça qui me donne autant la pêche. Je vous tiendrai au courant au fur et à mesure de ce qui se fait.
Cet été pas de vacances, mais si les finances (et la voiture !) suivent, je vous garantis que je ne vais pas m’ennuyer…

Voilà, sinon rien de spécial. A l’inverse de la semaine dernière, je ne fais rien le soir, à part mon sport.

Au fait, vendredi soir je prends l’avion pour Buffalo (Etat de New York) : ce week-end, les chutes du Niagara sont au programme !

Portez-vous bien, faites la paix avec vous-même (afin de pouvoir la faire avec les autres), fuyez les cons et surtout prenez soin de votre corps et de votre santé. A bientôt !

Gros bécots


Le mot de la fin : économies.
Parce qu’avec ce qui m’attend cet été, les économies ce sera pas pour tout de suite J

samedi 9 juin 2012

La malédiction de l'I69...

... semble s'acharner sur moi.
Pas besoin d'un long article, la photo parle d'elle-même.

Après l'excès de vitesse (ok ça c'est tant pis pour moi), puis le daim, voici venu l'épisode de la panne.
Même pas énervée, voire même soulagée que ce soit arrivé aujourd'hui alors que je rentrais tranquillement chez moi, avant qu'il fasse nuit noire. Et pas un jour où j'ai un avion à prendre, ou que je rentre de soirée.

Votre pronostic sur le prochain pépin?
Moi je vois bien la crevaison...
:/


Le mot de la fin : combien.
Parce que combien ça va me coûter tout ça??????? Grrrrrrr.

Tu l'as méritée celle-là!

Juste un petit billet pour vous montrer de quoi j'ai été gratifiée hier soir...

Comme à Muncie les restaurants dignes de ce nom ferment tôt, passées 21h30 tu peux d'ores et déjà te rabattre sur les fast-foods. Donc avec ma collègue on est allées chez Steak and Shake à deux pas de chez moi. J'ai commencé par une salade, mais elle était tellement petite qu'après j'avais encore envie de manger donc je me suis fait 2 mini hamburgers. Je vous assure, vraiment mini! Ce sont des "appetizers", ils tiennent dans un pot de yaourt!
OK... Je n'ai pas d'excuse.
Peu importe ce que j'ai mangé. Je voulais vous montrer la vue.
En bonus, le mec en arrière-plan avec sa coupe ridicule. C'était lui que je visais à vrai dire, mais la photo a été prise à l'arrache parce que je ne suis pas là pour avoir des problèmes non plus. Mais tout de même je me suis dit : "mon coco, tu l'as méritée celle-là".
clic pour agrandir!
Voilà un aperçu de l'Amérique, la vraie.
Des gens moches, tatoués, négligés, l'air abruti... et gros. Et comme la malbouffe c'est ce qu'il y a de moins cher, pas besoin que je vous explique le principe de ce cercle vicieux.
Ah oui, je ne vous ai pas dit. Muncie est une ville globalement assez pauvre.
Quelques rues en périphérie rassemblent des belles maisons, puis il y a des maisons banales et des complexes d'appartements de classe moyenne on va dire, puis biensûr il y a les résidences étudiantes. Tout le reste de la ville, ce sont des maisons en préfabriqué, plus ou moins délabrées selon le quartier, signe que tu descends plus ou moins bas dans l'échelle sociale.
A Muncie, j'observe ce qui est à portée de mes yeux : le quartier ghetto quand je passe en voiture pour me rendre au travail, les zones étudiantes... et ça s'arrête là. Donc ne vous attendez pas à une étude sociologique complète et documentée. Juste un petit brouillon rassemblant quelques aperçus.
Bref. Apparemment ici, les différents groupes raciaux et sociaux (à part les riches qui vivent sur une autre planète on dirait tellement on n'en voit jamais), évoluent en parallèle sans jamais se mélanger. Pas même à l'église. Exception : les fast-food ouverts tard.
Quand je dis groupes raciaux, je parle des Blancs, des Noirs, et ça s'arrête là. Ne me demandez pas des nouvelles des Latinos, il n'y en a pas. Asiatiques, pareil, à part ceux qui tiennent les restaurants.
Allez de temps en temps tu en rencontres, et ce sont toujours des étudiants.

Catégorie 1 : les "Whitrash".
Expression très vulgaire, forte et imagée pour décrire... bah... la classe "poubelle" blanche de l'Amérique. Ils forment la couche de la société la plus pauvre, avec les "African-American" (qui eux -officiellement- n'ont été affublés d'aucun sobriquet méchant. Comme quoi c'est pas toujours les mêmes qui s'en prennent plein la gueule.)
Les whitrash sont donc, comme leur nom l'indique, les déchets de la société : sans emploi ni ambition, aucune instruction, alcooliques, look et hygiène négligés, obésité, des enfants pour toucher les allocs, bref ils cumulent presque toutes les tares. Sauf une grosse, que vous retrouverez dans la catégorie 2.
Je les vois où : au bureau de la sécurité sociale, à walmart et dans les fast-food.

Catégorie 2 : les "African-American".
Vous prenez la catégorie 1, vous retirez quelques kilos, vous retirez ce que j'ai dit sur le look et l'hygiène, vous ajoutez quelques jobs de merde comme maintenance/ménage, vous rajoutez la drogue et vous y êtes.
Je les vois où : uniquement aux beaux jours, en fin d'après-midi quand je sors du travail, posés sur la terrasse de leur maison.

Catégorie 3 : les étudiants.
La jeunesse, multiculturelle, instruite et ouverte sur les autres, haaa! Alors je vous calme direct. La majorité ce sont des gamins américains immatures complètement obsédés par l'alcool (vu qu'on leur interdit formellement jusqu'à leurs 21 ans, après faut pas s'étonner) et qui se crament la peau dans les salles d'UV (gratuites dans les résidences, après faut pas s'étonner). J'ai toutefois eu le plaisir de rencontrer des gens en master, doctorat ou profs (j'en ai strictement rien à cirer de leur niveau d'étude, c'est juste pour vous préciser que naturellement c'est dans ces catégories d'étudiants que je peux trouver des gens de mon âge avec qui il est possible d'avoir des conversations).
Je les vois où : entre la forteresse du campus et aussi la partie de la ville qui leur est consacrée appelée le "Village" (où ils vivent et font la fête, bref, où tout est fait pour qu'il n'en sortent pas), et le nord de la ville (où j'habite et où il y a le grand boulevard avec toutes les chaines de restos).

Catégorie 4 : les familles "moyennes".
Je ne vais pas vous faire un dessin. En moyenne 2 à 3 gosses, plus ou moins en surpoids.
Je les vois où : au supermarché, aux resto et fast-food. A l'église pour la branche stéréotype de la petite famille parfaite.

Catégorie 5 : les gens "normaux".
C'est-à-dire, pas étudiants, pas cas sociaux, comme vous et moi quoi!
Je les vois où : dans les restos et bars de la partie downtown de la ville.

Voilà ce qu'il m'a été donné d'observer depuis que je vis ici.

Mais au fait, revenons-en à mon article. Au départ j'étais juste sensée vous montrer deux photos démontrant la médiocrité ambiante dans laquelle j'évolue. La première plus haut, la seconde ci-dessous...

Hier soir j'avais soif. Je sors de ma chambre pour aller prendre de l'eau, mais l'accès au frigo est obstrué par ceci :
Un mec que je ne connais ni d'Eve, ni d'Adam, à moitié penché au-dessus de la poubelle. Ma roommate et son copain sont partis dans la chambre, le mec est tout seul. Il bouge pas. Je m'approche, je demande si ça va. Pas de réaction. Je m'approche encore... il ronfle! Là encore j'ai pris mon portable en me disant : "alors toi, tu l'as pas volée celle-là!"
Allez pas grave, l'eau du robinet fera très bien l'affaire :-)
Plus tard, je l'entend dégueuler. Génial.
Bon sang, plus le temps passe, plus j'appréhende mes futurs colocs...

Au petit matin, le gars s'était évaporé. Mais pas l'odeur de vomi :/


Le mot de la fin : cascade.
Parce que... bientôt! ;-)

vendredi 8 juin 2012

Une semaine à la fois creuse et bien remplie

Lundi : pas foulée au travail. Pas non plus foulée sur le tapis de course qui s’est transformé en tapis de marche. Et pas foulée pour faire quoi que ce soit, à part quelques courses.

Mardi : un peu occupée au travail. Ca y est j’ai contracté ma nouvelle assurance auto, tout réglé et aussi payé par téléphone. On fait tout pour te faciliter la vie…mais surtout pas pour être clair sur les tarifs. C’est vraiment relou ici de choisir ton assurance parce que non seulement tu dois comparer les tarifs des concurrents, mais en plus pour rendre compliqué quelque chose de simple, c’est comme un self-service, tu choisis les options que tu veux, c’est toi qui compose ton contrat. Au final tu ne sais pas quoi choisir parce que jusqu’à présent tu ne t’étais jamais posé la question « de quoi j’ai besoin ? », puisqu’en France y’a pas de « je prends ci et pas ça », tu prends « une assurance » et c’est tout, qui comprend d’office ce dont tu as besoin et ensuite si tu veux plus d’options tu allonges les billets. Quoi qu’il en soit, je claque la porte à GEICO qui essaie de me voler, et bonjour State Farm.
Le soir après le cours de gym, je suis allée au ciné voir Blanche-Neige et le chasseur. J’ai bien aimé cette version, quoiqu’il manquait une pointe d’humour. J’y suis allée avec une Française que j’avais rencontrée a Muncie Gras. Elle a passé un an ici en tant qu’assistante de la prof de français de l’université (Ball State). On a bien discuté, échangé nos impressions sur les Américains et sur Muncie. A ce qui parait c’est l’échantillon parfait, la ville la plus représentative de l’Amérique. (Eh bien croyez-moi c’est pas flatteur…) Faudrait un jour que je prenne un moment (et un article) pour vous expliquer ce que je pense de mon « chez moi » provisoire...


Mercredi : pas foulée mais alors pas du tout au bureau. Le soir après le cours de gym j'ai filé à Indy pour un barbecue. On s'est retrouvés quasiment qu'entre Français, j'ai meme embarqué avec moi la miss d'hier.
Bien mangé, bien ri, une bonne soirée ! Pas d’excès de vitesse et pas de daim couché sur la route en revenant. Hahah. Je ris jaune car en vérité je suis un peu traumatisée, donc à la nuit tombée, que je sois seule ou accompagnée… je flippe comme une chochotte. Du coup je roule lentement et le stress (autant que la musique à fond) me maintient bien éveillée.

Jeudi : rien à faire. Lire un bouquin ou surfer sur Internet n’étant pas une option, mon cubicle (et surtout mon écran) donnant sur un couloir extrêmement fréquenté, les gens ne manquent pas de jeter un coup d’œil chaque fois qu’ils passent. Alors pour meubler ma journée, je me suis attelée à la préparation de plein de fiches de français, pour les 3 survivors qui viennent encore à mes cours.
Attendu patiemment 17h pour filer au golf. Mon moniteur n’était pas disponible mais il m’a mis du matériel de côté pour que je puisse m’entrainer toute seule. Eh bien je peux vous dire que c’était bien décevant comparé à mon tout premier succès. C’est certainement parce que je n’avais personne pour me corriger, dirons-nous...
Apres avoir tapé correctement environ 1 balle sur 15 et bien labouré le gazon à coups de club, j’ai pris la route pour Indy, afin de rejoindre les « french speakers » du Meetup dans un resto sur Broad Ripple. Délicieuse cuisine méditerranéenne, pas cher et situé en face du canal, j’ai adoré cet endroit. En plus il y avait beaucoup plus de monde que d’habitude (40 personnes), donc j’ai revu mes compagnons de la veille, mais aussi des nouvelles têtes sympa. Mes nouveaux camarades de Columbus sont même venus.
Meetup, c’est une bonne invention tout de même :) 
Le resto nous ayant mis dehors à même pas 22h30, on a atterri sur l’autre rive du canal. Un super bar extérieur, avec des musiciens un peu farfelus, des guirlandes de petites ampoules, bref, voyage express en Louisiane. Même si je n’y suis jamais allée. (On appelle ça l’imaginaire collectif.)

Vendredi : méga glande. Rien à faire. Lasse de proposer mon aide, je me rabats sur la traduction du module de formation que j’ai accepté de faire il y a des mois, mais que j’ai mis au second plan, au vu de l’absence d’échéance. Bah ouais. Je suis incorrigible. Si je n’ai pas la pression (de moi-même ou de quelqu’un d’autre, ou d’une date) je ne me bouge pas les fesses. (Et surtout que celui qui me l’a demandé ne s’en soucie pas et j’ai découvert qu’il n’y avait pas de réel enjeu. Alors y’a pas l’feu.)
Et à 16 heures, v’là-t-y pas que deux personnes me refilent des (sales) trucs à faire ! Bah voyons.
Allez, ça tombe bien que je fasse une petite nocturne ce soir parce que vendredi prochain j’ai besoin de partir plus tôt.

Remarque : cette semaine, bien que prolifique au niveau vie sociale (chouette !), aura été une véritable traversée du désert au niveau travail (reposant mais… ennuyeux et culpabilisant).  

Vous vous demandez comment ça se fait que je sois aussi peu occupée d’une manière générale ?
Eh bien pour ceux qui n’avaient pas suivi, je vous la fais simple : on m’a fait venir pour travailler sur un projet bien précis, à savoir la mise en place du nouveau système de paye. Pas la mission de mes rêves, mais l’opportunité était trop belle (pas Muncie. juste l’opportunité de partir aux USA !) et à ce qui parait mes compétences faisaient l’affaire. Le problème c’est qu’on n’a pas eu la moindre chance de le vérifier depuis que je suis là… et il se pourrait même que j’aie le temps de repartir dans un an avant que mon projet ne démarre. C'est ballot! En plus mon chef n’est d’aucun secours, il ne me donne rien à faire, j’ai l’impression qu’il ne se rappelle mon existence que quand il a besoin de croiser des tableaux sur Access (que je kiffe maintenant hihih !)
Vous êtes dégoutés pour moi ? Ne le soyez pas car :
1)   Je me la coule douce
2)   Je suis en mode électron libre, je donne un coup de main à tout le monde, donc le fait de passer d’un sujet à un autre me fait apprendre beaucoup et comme ça je ne me lasse pas
3)   J’ai plein de temps pour faire des trucs perso, reflechir et me documenter sur plein de choses.
Vous n’aimez pas ce que je viens de dire? Rassurez-vous, moi non plus je n’ai pas envie de me ramollir, devenir feignante et passer a cote d'une occasion de faire quelque chose de bien pour mon CV et mon avenir professionnel.
Certes, je ne vois pas d’inconvénient à ce que ce VIE soit une couverture me permettant de profiter des USA pendant 18 mois. Après tout, c’est un peu comme si j’étais partie en visa vacances-travail en Australie, sauf que je ne gagne pas le même salaire que pour cueillir des tomates ou vendre des glaces (et surtout je me crève moins le Q) !
Mais tant qu’à faire, quitte à supporter MUNCIE pendant encore 1 an, loin de ma vie francilienne que pourtant j’aimais… autant rester ambitieux et faire de mon séjour une réussite, tant sur le plan professionnel que sur le plan personnel (oui vous la connaissez tous cette traditionnelle phrase de conclusion de rapport de stage.)
Pour le deuxième point, y’a pas de souci ! C’est pour le premier point qu’il va falloir que je me rebooste un peu et que je réinvente ma propre mission. Une chose est sure,  je ne compte pas en rester là.

Ce week-end au programme : rien. Parfait !


Le mot de la fin : ostéopathe.
Parce qu’il existe toutes sortes de fantasmes… Eh bien je peux vous dire qu’en ce moment, le mien ce serait de revoir mon ostéopathe de la Défense. Qu’il me félicite d’avoir minci, et ensuite qu’il remettre mon bassin en place, ainsi que les os de ma cheville gauche (stupide marche d’escalier dans le noir grrrr !), qu’il fasse craquer quelques vertèbres par-ci par-là, et pour finir, un massage crânien… Haaaa…
Parce que la ca ne va plus, je ne vais pas pouvoir rester 3 mois avec mon dos en vrac comme ça. La séance de chiropracteur (bien chère) est à envisager très prochainement…

jeudi 7 juin 2012

7 mois

Aujourd’hui ça fait 7 mois que je suis partie.
Pas encore blasée, au contraire ça sent encore le neuf. Je suis toujours en mode observation de tout, que ce soit chez moi, au travail ou dehors. Les lieux, les gens…bref je poursuis mon exploration.

La France ne me manque pas, ça va. Les gens en revanche, beaucoup plus. Heureusement qu’il y a Internet pour m’aider à garder le contact… même si ça ne suffit pas forcément.
D’ailleurs en parlant de ça, je vais certainement rester chez moi ce week-end, donc je ferai en sorte d’être le plus possible connectée sur Skype. (mon pseudo : lodilooo)

Portez-vous bien et à très bientôt !



Le mot de la fin : visite.
Parce que parlons peu parlons bien, je ne m’attends pas à ce que qui que ce soit vienne me rendre visite à Muncie. Si vous faisiez l’effort de venir, j’aurais moi-même de la peine pour votre argent et votre temps si mal dépensés!  Et pour info, il me reste quelque chose comme 2 semaines de congés…que je veux utiliser pour rentrer en France en septembre (deuxième quinzaine). Evidemment, on reparlera plus tard quand j’aurai acheté mon billet…