mercredi 30 mai 2012

Washington DC

Comme je vous l’ai dit, ce weekend je suis partie visiter la capitale car j’avais le lundi de férié. Vous aviez le lundi de Pentecôte, moi le lundi de Memorial Day.  Une journée dédiée au souvenir de ceux qui sont morts au service de l’armée américaine. OK.

C’était un excellent week-end. J’ai beaucoup aimé Washington, où il y a des tas de choses à voir et à apprendre. Il faisait très chaud et j’ai beaucoup marché. Le courant est bien passé avec ma nouvelle partenaire de voyage.

Voilà, ça c’était la version rapide pour les gens pressés qui ne veulent pas lire l’article.
Si vous voulez en savoir plus, continuez donc à lire !

Vendredi à 17h j’ai décollé du bureau en trombe. Un peu juste au niveau de l’heure, j’ai néanmoins lutté pour ne pas dépasser les limites de vitesse (je suis en sursis, ne l’oublions pas !) et je suis arrivée juste dans les temps. Chopé mon avion et 1h30 plus tard… me voilà à Washington, District of Columbia ! Waw !
Je rejoins l'auberge de jeunesse à 27$ (l’International Student Center), située en plein milieu de la 18th street, dans le quartier d’Adams Morgan. Retenez bien ce nom, c’est the-place-to-be pour sortir : restos, bars, boites, beaucoup d’ambiance, hyper cosmopolite, très animé, et avec les beaux jours, tout le monde est dehors. J’ai regretté d’être toute seule, car je n’avais qu’une envie c’était d’en profiter. Mais j’ai surtout  regretté d’être toute seule lorsqu’on m’a montré où j’allais dormir : un dortoir de 8… avec que des mecs ! Nul ! Je vérifie sur internet et je vois : dortoirs mixtes. Et m*rde. En plus c’est tout pourri, la couverture pue et la salle de bains est tout le temps occupée. Bon. Ca va aller, c’est juste pour quelques heures, juste pour dormir une petite nuit.
No comment...

Tentative d’engager la conversation avec le seul qui ait daigne me saluer. Echec de la tentative. Plus personne n’a dit un traitre mot de tout le temps que j’ai passé dans ce clapier. Ambiance. Je suis partie dans l’espace commun où il y a la télé, histoire de fuir cette chambre et de préparer ma journée de demain. Puis, n’y tenant plus, je suis allée me coucher. Toute habillée.
Franchement, le mythe de l’auberge de jeunesse, genre c’est super pour se faire des amis et rencontrer d’autres voyageurs seuls comme toi… heu clairement ce n’est pas ici. Soit tu vois des gens qui ne sont pas seuls et donc ne te calculent pas (ce qui est normal), soit tu vois des gens seuls…et qui veulent le rester,  vissés à leur ordi. Ok, tant pis !

Samedi matin je fais la queue pour la salle de bains, je plie bagage, je passe par la case petit dej (c’est-à-dire du pain de mie, du beurre de cacahouette et du jus chimique) et je m’arrache.
Il fait déjà chaud. Direction l’autre hotel (« The Allen Lee Hotel ») pour me décharger de mon gros sac. C’est en plein quartier de l’université, sympa.
Puis c’est parti pour une journée à naviguer en solo, ma camarade VIE n’arrivant que ce soir.
En premier, découverte de la Maison Blanche.
The White House


Rien d’impressionnant, juste une belle maison peinte en blanc. Il faut un « appointment » pour visiter, donc ce sera pour une prochaine fois.
Puis me suis dirigée vers l’obélisque
Washington Monument

et le National Mall où sont concentrés de nombreux musées et institutions. Traversé le Jardin de la National Gallery of Arts…
Intéressant...

…pour me rendre au Hirshorn Museum. C’était de l’art contemporain. Mais maintenant vous savez que j’adore ça, n’est-ce pas haha ! Ceci dit, je l'ai trouvé très bien ce musée. Je le recommande!
Foutage de gueule...

Puis enchainé sur le Air & Space Museum. Immense, énormément à apprendre, un délice pour les fans d’avions et de fusées. Mais trop de monde, on aurait dit une ruche, je n’ai pas fait long feu.
Avions, missiles, fusées... un grand fouillis!

Enfin, l’American Indian Museum. Très beau musée.
Danseuses et musiciens hawaiiens dans le hall de l'American Indian Museum.

Marché encore un peu et me voilà à l’autre bout du Mall pour faire le tour du capitole.
Le Capitole

Marché encore, un peu, beaucoup, passionnément, avant d’arriver Union Station pour rejoindre ma pote qui est venue en bus depuis New-York.
Rentrées à notre hôtel pour se rafraichir et ressorties pour rejoindre la fille de ma collègue qui habite à DC. Un peu intimidante au premier abord, cette dernière ne sourit guère, bref contrairement à certaines Américaines, elle n’est pas du tout cheezy (= too much et gnangnan à la fois, peut être dit d’une personne ou d’un film par exemple)…
Elle nous a baladées dans une autre partie d’Adams Morgan, super cool, on a essayé 2 bars avant de finir au « Liv » un night-club qui passe des classiques des années 80 et 90. Bien aimé et ma pote aussi, bien que partout où on allait ce soir-là…elle était la seule Blanche. [Parenthèse : saviez-vous que le surnom de Washington DC c’est « Chocolate City » ? Parce que plus de la moitié de la population est noire. Un Atlanta version intello ?]
Allez, pour UNE fois que les rôles sont inversés… c'est pas bien grave. Ceci dit, je m’inquiétais qu’elle soit mal-à-l’aise donc je l’épiais quand même un peu mais ça avait l’air d’aller donc tant mieux. Bin oui, après tout je n’ai aucune idée de ses goûts et tolérances, puisqu'en fait je ne la connais pas. Je l’ai rencontrée à une réunion VIE en France avant de partir (c’est là qu’on a échangé les coordonnées), je l’ai revue à New York en décembre et j’ai dû lui parler au total 2 fois au téléphone. Bref, très bonne soirée et la fille de ma collègue est super drôle.
Meilleurs souvenirs : libre comme l’air, tout compte fait c’est bien aussi de voyager seule ! La journée toute entière et le soir au Liv.
Ça m’a saoulée : les flics qui évacuent la zone, pile au moment où j’arrive enfin devant la Maison Blanche. Grrr.


Dimanche, on a commencé notre balade avec la Maison Blanche. Puis restées sous le soleil de midi, les pieds dans l’eau du World War II Memorial :

Avec vue sur le Lincoln Memorial mais pas la Reflecting Pool car elle était vide donc ne refletait rien.
Puis on a visité le musée de l’Holocauste parce qu’on était curieuses de voir comment les Americains traitent ce sujet. Ici, il n’est pas fait qu’une énumération des faits et des quantités de massacres, mais une exposition très consistante est consacrée au thème de la propagande, autrement dit, comment on a pu en arriver là. Vraiment un très bon musée, je comprends pourquoi il est dans les « must see ». A la fin, une exposition qui traite en parallèle le Rwanda, le Kosovo et le Darfour, mais là par contre c’était plus que ma sensibilité ne pouvait supporter en une journée. Toute seule, je serais restée, mais là j’allais pas pleurer devant cette fille que je ne connais pas. C’est par où la sortie, viiite !
Après ça, on est allées au Crime & Punishment Museum. Décidément, on donne dans le sordide me direz-vous ! C’est le seul musée payant qu’on ait visité (21$) et je peux vous dire qu’il est GE-NIAL. Bien fait, ludique et divertissant, il couvre une multitude de choses que je peux essayer de vous énumérer par le menu : quelques instruments de torture du Moyen Age (en Europe bien sûr, puisqu’à cette époque les USA n’existaient pas), l’époque des pirates, l’époque des sorcières, l’époque du Far West, l’époque des mafias de Chicago, biographie d’Al Capone, Bonnie & Clyde et innombrables autres criminels américains au fil des expositions, les différents châtiments de peine de mort (d’ailleurs pour info, seuls 10 états américains ont aboli la peine de mort, ca remet les pieds sur terre...) anciens et actuels (d’ailleurs saviez-vous que la guillotine a été utilisée pour la dernière fois en France en… 1977 ?! Choquant !) , le système carcéral et ses gangs, les assassinats de présidents, la guerre contre le crime, les FBI’s Most Wanted, les cybercriminels, les kidnappings, les serial-killers, les « cold cases » les plus célèbres, une reconstitution de scène de crime, d’un labo d’autopsie, d’une cellule de prison, d’un « police line-up », des studios de l’émission « America’s Most Wanted », des jeux de simulation de course-poursuite et de tir, j’en passe, et que sais-je encore. On est restées 4 heures ! Et encore, c’est parce que le musée fermait qu’on n’a pas pu tout faire! Génial je vous dis. Hyper instructif mine de rien et carrément moins ennuyeux que visiter les institutions, mais ça c’est mon humble avis. Bien sûr, ça ne veut pas dire que je n’ai pas envie d’en savoir plus là-dessus. On verra lors de ma prochaine visite, et au pire en attendant y’a google… ;-)
Un peu comme dans Men In Black, on était le FBI et il fallait tirer sur le suspect armé.

Le soir, diné à Adams Morgan, sur 18th street, à la terrace d’un delicieux resto latino, « Rumba Café ». La pluie s’est invitée mais n’a pas réussi à nous chasser. Trop bien installées à notre terrasse et trop mal aux pieds d’avoir beaucoup piétiné, on s’est attardées là en regardant les passants. Tiens, depuis qu’on est là je vois passer beaucoup de filles au look hyper masculin. Nan mais c’est quoi ces dégaines de rappeurs ? Drôle de mode ! (bêbête que je suis.) Tiens y’a écrit quoi sur l’affiche là-bas ? « Washington Black Pride ». Oh. Ok. Ceci explique donc cela… (pfff trop bête moi !)
Meilleurs souvenirs : les conversations avec ma camarade de voyage. Le musée du crime. Oh et puis toute la journée entière en fait !
Ça nous a saoulées : le « Rolling Thunder », la parade des motards qui tournaient dans la ville pendant toute la journée. Parce que chaque fois qu’on avait besoin de traverser une rue, on était bloquées par un défilé de Harley Davidson ! En plus c’est bruyant et ça pollue. 


Le soleil qui tapait duuuur, Et boom,  qui c’est qui s’est retrouvée avec de l’urticaire plein les jambes et les bras ? Bon sang, mais à quoi ça sert d’être Noir, si c’est pour être allergique au soleil ?!! En voilà un comble de l’absurde, franchement.

Puis c’est déjà lundi. La journée commémorative. Direction le cimetière d’Arlington. On a marché sous le cagnard, alourdies par nos sacs, suant à grosses gouttes, cramées par le soleil, mais cela valait le détour. Impressionnant. Plus de 175000 pierres tombales, chacune ornée d’un petit drapeau américain pour l’occasion (ça a dû prendre du temps de faire ça).

A l’entrée du cimetière, des volontaires distribuent 2 roses à chaque personne. Pas bête. Comme ça au moins la quantité de visiteurs ce jour-là servira un peu à quelque chose : orner les tombes qui ne sont pas fleuries.
Offert mes roses à Mr. Eugene Carlson (E.C.) ainsi qu’à Robert Hyatt, mort le 8 novembre 1957.
Se recueillir sur ce lieu, sur l’histoire de ce pays qui n’est pas le tien, en fait ça te conduit inévitablement à te recueillir sur l’histoire de ton propre pays. Ça fait bizarre, moi qui n’ai jamais rien fait pour honorer qui que ce soit lors des fêtes nationales du 8 mai (fin de la Seconde Guerre Mondiale en 1945, pour rappel) ou 11 novembre (Armistice de la 1ere Guerre Mondale en 1918, ça fait pas de mal J), je me retrouve à le faire… à l’étranger, pour une autre nation. Comment ça se fait ?
Puis remarché sous le cagnard pour atteindre le Monument d’Iwo Jima.
La scène du plantage de drapeau à Iwo Jima

Franchement, de près, cette statue ne laisse pas indifférent. Ce n’est pas un monument statique de quelqu’un debout ou assis à cheval (et souvent peu expressif). Ici le mouvement est capturé, c’est réaliste jusqu’aux visages. La seule statue que j’aie vue qui m’ait un jour fait cet effet, c’était sur la place Tian an men.
On s’est assises en face du monument, à l’ombre d’un arbre, et sans doute inspirées par tout ça, on est restées discuter sans fin. De l’éradication des Indiens Natifs, dont l’histoire est comparable en de nombreux points à celle des Aborigènes d’Australie, à la mauvaise éducation des enfants americains, en passant par nos interrogations sur comment est perçue la guerre ici, par rapport à chez nous en France. Par exemple, ici aux USA, il est partout et tout le temps fait allusion aux vétérans, qui sont mis sur un piédestal (dans les pubs à la télé en tous cas !) et bénéficient de nombreuses attentions. En France, j’ai l’impression que les seuls honneurs qu’ils reçoivent, c’est une fois après avoir passé l’arme à gauche, et d’une manière générale, dans la vie quotidienne, on n’en fait pas tout un foin (à part leur laisser les bonnes places dans le bus (et encore, il est précisé qu’il faut qu’ils soient mutilés, les pauvres). C’est sûr qu’à la base, nous Français nous n’avons pas la même approche de la guerre que les Américains. Pour nous la guerre c’est mal, c'est un traumatisme, car après en avoir eu 2 mondiales SUR notre territoire, on n’en veut plus jamais, donc ce n’est généralement pas un sujet qu’on aime re-sortir à tout bout de champ. (Résumé hypra-simpliste.) Pour eux, investis de leur mission de gendarmes du monde, la guerre de toute façon ça se déroule chez les autres alors ils continueront encore et encore. Toujours est-il que les Américains sont très très forts dans le registre de l’émotionnel concernant le sujet…
On était tellement bien là, qu’on ne s’est même pas bougées pour aller voir la parade du côte du Mall. On aurait pu rester comme ça toute la journée. Mais l’heure passant et la faim nous tenaillant, on s’est dirigées vers  Chinatown, là où on était sûres de trouver des restos pas chers…et ouverts.
Ensuite vers 16h00, chacune a pris son metro. Me rendant à l’aéroport, j’avais un trajet beaucoup plus long. Pour faire des économies, je n’ai pas pris de taxi. Eh bien entre l’attente à l’arrêt de la navette, le trajet de 30min et le passage de la sécurité complètement congestionné à l’aéroport, j’ai failli rater mon avion ! J’ai couru, couru, couru dans le terminal, en nage avec mon gros sac et le ventre alourdi par une portion géante de poulet sauce aigre-douce… et par chance je suis arrivée juste à temps avant la fermeture des portes. Ouf !!!
Meilleurs souvenirs : les conversations. Pas toujours joyeuses, certes, mais c’était notre commémoration à notre manière.
Ça m’a saoulée : être en retard à l’aéroport.


Au fait vous saviez qu’il faut toujours préciser « DC » sinon les gens ici pensent que tu parles de l’état de Washington, qui est tout à l’autre bout du pays et contient la ville de Seattle.
Et d’ailleurs j’ai appris autre chose : le district de Columbia (DC) eh bien ce n’est pas un état ! C’est un territoire appartenant à la nation mais qui ne dépend d’aucun état. Les habitants sont contraints aux taxes étatiques, mais n’ont pas de représentant au Senat, c’est ballot ! Il est question d’en faire le 51ème état mais personne n’a l’air pressé. Un peu comme Porto Rico quoi. Bah oui, faut dire que tous ces changements, ça metttrait le bazar dans les étoiles du drapeau américain. Ah non non non!

Allez, j’arrête cet article à rallonge. Voilà, vous savez tout de mon trip à Wasington DC ! C’est assez petit donc une bonne ville pour marcher. J’ai passé de bons moments seule (défi relevé !) et aussi accompagnée de ma nouvelle partenaire de voyage, qui est sympa, intéressante et curieuse. Pas de course pour tout voir, on a pris notre temps et c'est bien comme ça. Entre musée de l’holocauste et cimetière, vous trouverez peut-être qu’on est bizarre, mais au contraire : Memorial week-end...Washington...quoi de plus approprié en fin de compte!


Le mot de la fin : petit dej.
Et je dirais meme brunch... avec pancakes, oeufs, bacon et compagnie...
Sandwich au peanut butter... jamais sans la gelée de raisin!
Parce que j'en rêve! La dakatine 3 jours de suite c'est plus possible!!

vendredi 25 mai 2012

Chanceuse...?

Il faut que je vous raconte une histoire.
Hier, à première vue, c’était pas mon jour.
Pourquoi ?

Après le travail je suis allée à ma deuxième leçon de golf, le moniteur  m’a montré des nouveaux trucs dont j’ai pas retenu le nom et en plus j’y arrivais pas. Ensuite je suis rentrée me préparer pour sortir.  Au programme : MeetUp de l’Alliance Française et ensuite session salsa à Jazz Kitchen (les deux endroits sont cote à cote). Mais ça on s’en fiche. Lisez plutôt.

Sur l’Interstate 69 (une autoroute à seulement 2 voies qui a le don de me paraitre in-ter-mi-nable), comme d’hab, je me faisais suer. Limitation de vitesse : 70 miles par heure (soit 113km/h exactement). Le problème sur cette sale route c’est que si tu veux rouler à 70 mph sur la file de droite, tu te retrouves coincé entre 2 camions trop lents. Et si tu essayes de rouler sur l’autre file, eh bien on te pousse. Bon sang je déteste cette route.
Je sais pertinemment que tout cela n’excuse pas que je me sois faite arrêter (sur le bas cote je veux dire) pour excès de vitesse… à 95 mph selon l’agent (soit… heuuu je préfère même pas vous dire en fait). Moi je ne crois pas que j’allais aussi vite, mais j’étais peut-être pas loin alors j’ai fermé mon bec, baissé le menton (bah ouais je me suis sentie conne) et donné mes papiers docilement. Monsieur l’agent part dans sa voiture faire ce qu’il a à faire, son rapport je suppose. Pendant ce temps je me maudis et repense à la conversation que j’ai eu quelques heures plus tôt (en plus !) ou je plaignais mon pote qui avait reçu une contravention de plus de 200$ pour excès de vitesse, me disant que j’allais recevoir le même traitement.
Mister Officer revient et me dit que pour cette fois, il ne me met pas de contravention mais que la prochaine fois ça tomberait, puis me fait un peu la leçon et me laisse partir. Ouf j’ai échappé à la grosse méchante amende qui fait mal. Mais je repars pensive… Donc qu’est-ce qu’il a fait au juste ? J’ai un avertissement ou pas ? Si j’ai un avertissement, il n’est pas sensé me donner un papier ou quelque chose ? Est-ce que c’est comme ça pour tout le monde ici ? Pas d’amende la première fois que tu te fais choper ? Je gigote quand même un peu sur mon siège…et je surveille mon compteur.

Puis la soirée se passe bien, j’ai pas trop dansé, un peu plus bavardé, pas eu la nausée. Il est bientôt 1h du matin, vous vous habitez à Indy, moi j’ai une heure de route (chiante à mourir) qui m’attend. Je me casse.
Me revoilà sur mon I-69 adorée, roulant tranquillement, musique à fond et chantant les paroles (en version yaourt, of course) pour rester bien éveillée. Je déteste conduire la nuit car ici les routes ne sont PAS éclairées. Et sachez que maintenant je déteste encore plus…
Comme il y a un peu de monde, je ne mets pas mes phares donc je dois me contenter du halo de lumière de mes feux qui n’éclairent pas bien loin. Et là en moins de 5 secondes il s’est passé quelque chose de très flippant : 1) je vois une voiture sur le bord de la route, je me dis que ce n’est pas bon signe. 2) d’un seul coup plein de sang sur la chaussée, pas juste une flaque, il y en avait PARTOUT sur je ne sais combien de mètres ! Oh putain (non censuré celui-là) mais qu’est-ce qui s’est passé ici ???!!! L’espace d’un instant mon cœur se serre, pensant à tous les scenarios violents et tordus de mauvais films made in america que j’ai pu voir. 3) la seconde d’après j’ai la réponse à ma question, lorsqu’un gigantesque daim (purée c’est grand un daim!) complètement explosé apparait dans mon champ de vision mais trop tard je ne peux pas l’éviter alors je vise les deux sillons laissés par les autres véhicules dans la carcasse déjà bien amochée, je ferme les yeux et CRRRRAC ! La voiture fait un petit bond,  j’ai bien senti que j’ai heurté et/ou cassé quelque chose. J’ai pas du bien viser. Je ne respire plus, la voiture continue d’avancer, je ne sens rien d’anormal, j’en déduis qu’elle n’a rien de cassé ni de crevé. Je vous jure que sur le reste du chemin j’ai vu des dizaines d’animaux morts. Et cette obscurité. Flippant. J’ai passé les 40 minutes qui ont suivi crispée sur mon volant, yeux écarquillés, les larmes coulant toutes seules, à implorer le Bon Dieu de me laisser rentrer chez moi et de ne pas faire traverser d’animal sur mon chemin, pas même une petite souris.
Chose qu’il a faite.
Mais environ 20 minutes plus tard, entre 2 chansons de mon CD, j’entends un bruit chelou. Je baisse le son et ça se confirme : l’avant de ma voiture fait un bruit suspect chaque fois que j’appuie sur la pédale d’accélération. Et merde. J’arrive chez moi je me gare, je prends mon souffle et je fais le tour de la voiture mais il fait trop sombre alors je rentre.

Ce matin, je fais le constat : elle était déjà dégueu avant, mais là, avec le sang et les petits bouts de viande collés, on atteint le paroxysme. Je démarre et ma voiture fait un bruit de Harley Davidson. Oh pinèze.
Je vais parler à 2 collègues de mon équipe qui sont de l’autre coté de la cloison, je leur explique mes mésaventures, blablabla, trop la loose etc. La première se lève, l’air indigné, et vient se mettre en face de moi pour me dire : « est-ce que ta mère sait que tu roules aussi vite ??? » T’essayes de bafouiller quelque chose mais elle te colle un « tu n’as aucune excuse » et s’en va faire ses affaires. L’autre me dit qu’au contraire c’était mon jour de chance parce que c’est un miracle qu’à une telle vitesse, le flic m’ait laissée partir sans sanction.
En attendant, faut que j’aille au garage et vite pour savoir ce qu’il en est. Ca va me coûter bonbon et comment je vais faire pour aller prendre mon avion et surtout quand je reviens lundi en pleine nuit. Bah oui, maintenant que je sais que j’ai pas d’amis, je ne vois vraiment pas à qui je pourrais demander un tel service. La loose.
J’explique à un collègue le cas du daim et de la voiture qui fait du bruit (pas fière du reste, inutile d’en parler), il me dit que mon assurance ne couvrira aucun frais s’il n’y a pas de rapport de police. Zut. J’appelle la police, j’explique ce qui s’est passé mais je suis incapable de préciser où ça s’est passé exactement. Le type me sort « pourquoi vous n’avez pas appelé hier quand vous avez roulé sur le daim ? » Bah j’ai eu peur, ducon, je voulais juste rentrer chez moi ! « Et une fois chez vous pourquoi vous n’avez pas appelé ? » J’allais bien donc je ne voyais pas pourquoi appeler le 911. « Désolé, c’est trop tard je ne peux pas faire de rapport. » Et meeeerde !
Le garage est ok pour me prendre à midi. Evidemment juste avant je suis passée au carwash. Je donne les clés au type, il revient 5 minutes plus tard : « la voiture est OK ! » et m’explique que c’était un truc quelque part à l’avant qui s’était décroché et qu’il a juste refixé. Et hop je repars. Rien déboursé.  Yaaaaay ! :-)

Conclusion : hier, à première vue, c’était pas mon jour. Mais dans mon apparente déveine, à 2 reprises, je m’en suis vraiment bien sortie.

Moralité n.1 : sois plus responsable et ne te laisse pas influencer par les fous du volant. Ralentis car rien au monde ne vaut que tu prennes le risque de finir dans un fauteuil roulant, ou pire.
Moralité n.2 : en toutes circonstances, dès qu’il se passe un truc, même quand ça ne te parait pas logique, ne cherche pas à comprendre… appelle la police !!! (ensuite tu réfléchis. hahah!)


Le mot de la fin : ciao !
Parce que je suis pressée je dois y aller ! Bon week-end de Pentecôte !

mercredi 23 mai 2012

L’amitié, ou le revers de la médaille

Je n’ai rien fait qui sorte de l’ordinaire en ce début de semaine.
Je vais bien, j’ai expédié mes tableaux à mon responsable, il me reste donc un peu de temps pour préparer mes cours de français mais comme là maintenant je n’ai pas envie, alors je vais écrire un article…

Aujourd’hui, c’est pas que ça va pas, mais quelque chose me dérange. Pas triste, pas en colère, juste déçue.

Premièrement mon collègue que j’aime bien va bientôt partir. Il a trouvé un boulot à Cleveland, dans l’Ohio. C’est pas le bout du monde, c’est juste l’état d’à côte, mais tout de même. Il va me manquer et Rory aussi. Quand je suis arrivée avec mon collègue VIE, il s’est jeté sur nous et nous a littéralement adoptés, cherchant tout le temps à faire des activités avec quelques autres jeunes dans différents services, si bien qu’au final on a constitué une petite bande. Très vite on a eu droit à des déclarations enflammées comme quoi on était plus que des amis pour lui mais des membres de sa famille et qu’il fallait qu’on rencontre ses parents ! (Qui sont en Inde je précise). Bref, la gentillesse incarnée, toujours à proposer son aide avec insistance et limite à te forcer à accepter. Il a même adopté Derlino. Mais depuis quelques temps je trouvais qu’il agissait bizarrement, qu’il n’était pas clair, car il était tres approximatif dans ses réponses, posait des lapins avec des excuses bidon et a mis certaines personnes de notre cercle de côté sans raison apparente. Je me suis rendue compte que pour un soi-disant ami, il n’était pas toujours fiable et qu’il n’était pas très à l’écoute (ou peut-être que je le fais suer avec mon anglais pas top). Après conversation avec d’autres personnes de « la bande », même constat chez les autres, qui ont également reçu les mêmes témoignages d’affection… et aussi quelques déconvenues. En fait il en fait des tonnes (pour rien parce qu’on n’attend rien de lui !) mais ne pense pas ce qu’il dit. Et c’est comme ça avec tout le monde. Conclusion : c’est un « fake » (ou un imposteur si vous préférez). Et c’est bien dommage. Quoi qu’il en soit, il a beaucoup facilité mes débuts à Muncie, je le reconnais, et je n’oublierai jamais. Ma question est : quel est le pire ? Passer du temps avec Madame Solitude, ou avec ce genre de personnes ? Honnêtement, quand c’est le vide autour de toi, eh bien bizarrement la réponse n’est pas toujours si évidente…

Deuxième petite « peine » (si on peut dire), mon prof d’espagnol va partir aussi. Trop deg’ ça va me manquer les leçons. Et puis il m’emmenait dans plein de trucs. C’est marrant, il est étudiant, il a 24 ans, on est devenus bons potes, mais je continue à l’appeler « mon prof » ! Bref. Hier soir très tard, je reçois une invitation d’une des copines de « mon prof »... pour la « farewell party » (pot de départ) de ce dernier. Dans 2 jours ! J’en déduis que quelqu’un a dû trouver un job. Génial pour lui. Mais je peux vous dire que je n’ai pas apprécié de l’apprendre de cette manière, par une tierce personne. Moi qui croyais être son « amie » ! Je plaisante. On n’était pas proches, donc je sais que techniquement on n’était pas réellement amis, mais que voulez-vous, moi quand on me qualifie de « good friend », même si je suis lucide et je n’y crois pas, j’ai tout de même bêtement tendance à le traduire littéralement. Une « bonne amie » quoi. Ok, pourquoi pas, y’a pas de mal même si c’est exagéré. Tiens, vous vous souvenez précédemment dans un article j’avais abordé la notion d’ami dans le vocabulaire français, compare à l’anglais. Eh bien nous y voilà ! Sérieusement, ce qui m’avait induite en erreur, c’est que dernièrement il m’avait invitée à une soirée pour fêter l’obtention de son diplôme. L’invitation disait que ses parents seraient présents, et que ça lui tenait à cœur qu’ils fassent la connaissance de tous les gens qui ont marqué sa vie à Muncie. J’ai raté la fête parce que j’étais à Los Angeles, mais bon, rien que d’être invitée ça m’a un peu touchée. Donc maintenant vous comprenez pourquoi je suis tombée de……. pas très haut à vrai dire, mais vous savez, « quand c’est le vide autour de toi »… tout te parait un peu plus haut! Et quand je lui envoie un texto pour demander plus d’informations et qu’au lieu de répondre tout simplement qu’il a trouvé un job et de me dire où et quand et puis basta, il reste évasif et me répond un charabia dans un niveau d’anglais qu’il sait très bien que je ne vais pas comprendre… alors là je dis chapeau l’amitié à l’américaine ! Un jour je ne jure que par toi, un jour j’te calcule plus, c’est ça ? Toujours est-il que grâce à ce gars j’ai rencontré tellement de personnes sympa, bon sang qu’est-ce que je me serais faite suer avec l’autre pot de colle de Solitude si je ne l’avais pas rencontré ! Il m’a ouvert son cercle d’amis (amis ? vraiment ?) alors qu’il n’avait aucune raison de le faire et qu’il aurait pu s’en tenir aux lecons d’espagnol. Pour ça je ne le remercierai jamais assez. Pour le reste, eh bien c’est la vie. J’en viens à ma deuxième question : pourquoi les gens font-ils autant d’efforts et de démonstrations amicales s’il n’y a pas de fond derrière ? Si encore il y avait des intentions détournées, je comprendrais mieux, mais ce n’était même pas le cas ! Les Américains sont peut-être juste des zappeurs.

Non pas que tout cela m’affecte, car de vrais amis, j’en ai déjà (j’peux juste pas les voir tous les jours parce que j'habite un peu loin, c’est tout). Je fais un simple constat : ça y est, j’ai passé la barre des 6 mois et comme par hasard, mes deux facilitateurs se volatilisent en même temps ! N’y voyez aucun signe, mais j’ai comme l’impression qu’une page de mon séjour ici se tourne… Hâte de voir ce que va donner la suite !

En fin de compte, entre étudiants tardifs et collègues consultants ou VIE, à Muncie tout le monde est « de passage ». Moi y compris. J’en viens donc à ma question finale : l’amitié, je veux bien essayer, mais comment faire si les gens s’en vont ? Et pire… s’ils sont fake ?
Nooooonnnn, pas Madame Solitudeuuuu ! Avec elle c’est toujours la même chose : internet, dodo, télé, dodo, glandouille, dodo, bouquins (pas souvent !) et on recommence dans le désordre.

Prise de conscience. C’est important d’avoir régulièrement ces éclairs de lucidité qui te ramènent a la réalité et te rappellent que tout n’est pas rose (oh non), qu’il y a du bon (et qu’il faut savoir en tirer avantage au maximum) et aussi du moins bon (et qu’il faut se tenir prêt à le recevoir en pleine figure à tout moment).
Ça vous voyez c’était pas écrit dans le contrat que j’ai signé ! Et pourtant ça fait entièrement partie du deal…

Voilà. A ceux qui rêvent de partir et sont prêts à laisser leurs chers amis derrière eux, vous avez là un aperçu du revers de la médaille. A ceux qui sont déjà partis, je suppose que vous savez de quoi je parle ! !


Le mot de la fin : Washington DC.
Parce que vendredi après mon travail, j’ai un avion à prendre ! Direction la capitale pour un petit weekend de 3 jours. Cette fois mon partenaire c’est la fille avec qui j’avais sympathisé à la journée d’intégration avant mon départ. On va bien voir ! 

dimanche 20 mai 2012

Turkey Run Park

Je ne sais pas ce qui ne va pas en France avec la météo pourrie, mais je peux vous dire que dans l'Indiana on est au top. Il continue de faire chaud.

Aujourd'hui, avec mes collègues on est partis à Turkey Run Park. Ne me demandez pas d'où vient ce nom, en tous cas il n'y a pas de dindes là-bas.

Techniquement ce qu'on a fait c'était de la randonnée. On s'est bien salis. On était tous un peu fatigués, mais on a assuré, escaladé des escaliers sans fin, traversé des ruisseaux boueux, marché dans la forêt. Bon c'était un park assez quelconque, évidemment c'est de la gnognote à côté des trucs de ouf que j'ai vus il y a 3 semaines, mais bon... la vie continue et on fait avec ce qu'on a dans le Midwest tout plat...
Dans l'Indiana, où que tu ailles en voiture, le paysage c'est ça.

En outre on a marché sur un pont suspendu qui bougeait beaucoup beaucoup. Le seul moment d'aventure de la journée hihih!

On a emmené Rory, c'était sa première sortie dans la nature et aussi son premier bain, il s'est bien éclaté même s'il ne savait pas trop nager :

Puis le soir on s'est fait un restau japonais trop miam. Comment ça se fait que je ne l'avais pas encore essayé celui-ci???

Ensuite je rentre je trouve l'une de mes roommates avec sa clique dans le salon. Alala. Je m'étais habituée à leur absence dans l'appart' pendant presque 2 semaines et ça ne m'aurait pas dérangée que celle-ci reste un peu plus longtemps chez ses parents... L'autre ne m'a pas donné signe de vie. M'en fous un peu, du moment qu'elles payent leur part de la facture d'électricité...

Bref, c'était tout pour aujourd'hui, portez-vous bien, j'espère que vous avez profité de votre weekend de 4 jours et que vous avez pu échapper à la pluie.

Je vous embrasse et bon courage pour démarrer la semaine!




Le mot de la fin : Martinique.
Parce que ca me manque et j'ai de plus en plus envie d'y aller...

samedi 19 mai 2012

I'm back!

Bon j'ai enfin fini mon article résumé de vacances, mon blog est presque à jour, il ne me reste plus qu'à vous raconter ma semaine!

Déjà au taf c'était un peu difficile à cause des bases de données Access/Excel à croiser dans tous les sens. Oui elles sont de retour...

Rien d'intéressant avant mercredi soir. Malgré la fatigue je suis allée à l'anniversaire de la nana qui habite dans la résidence d'à côté. C'était cool de la revoir, revoir mon prof d'espagnol et ses copines trop marrantes, il y avait quelques nouvelles têtes, sympas comme toujours.
Mais je suis rentrée chez moi avec un degré de frustration élevé comme jamais. A cause de quoi? Mon niveau d'anglais. Encore trop médiocre, il m'empêche de parler autant que je voudrais. Intimidée, j'ai la pression, je suis mal-à-l'aise quand les gens ne comprennent pas ce que je dis (ce qui est pour moi la preuve que je ne prononce pas bien), et donc je me retrouve à écourter les conversations... alors que ça devrait être tout le contraire!!! Déçue, je réalise qu'en 6 mois je n'ai pas fait les progrès espérés. Remise en question. En fin de compte en regardant bien, je ne pratique pas tant que ça : la journée je reste tout le temps dans mon cubicle, sauf pour poser une question, le midi je mange souvent devant mon ordi pour faire mes trucs perso, au sport je cours seule, le soir à la maison je ne discute pas avec mes collocs. Résultat, je me retrouve muette aux soirées et je rentre frustrée. Nul. Pas question d'en rester là.

Je ne sais pas si je vous ai dit, mais ici le golf est très populaire. Aux beaux jours, tu vois les bureaux se vider en moins de deux. Et tu les retrouves tous au golf club. Ils sont tous à fond dedans et depuis cet hiver déjà certains me relancent régulièrement en me disant de participer au tournois. Hum, je leur ai poliment dit que je n'avais jamais joué au golf. "Essaye, prends juste quelques leçons!" qu'ils disent. Eh bien jeudi après le travail je suis allée à ma toute première leçon de golf! Purée c'est technique. Purée c'est lourd un club. Purée c'est difficile de toucher la balle. Purée... le lendemain j'avais le dos bloqué et des courbatures aux avant-bras et... aux phalanges!!! Et vous savez quoi? Il se pourrait que j'aie du potentiel. Ces bras inutilement longs seraient-ils bons à jouer au golf?! J'y aurais jamais pensé. Mais j'ai facilement enregistré les mouvements et le moniteur m'a dit que j'avais un bon "backswing" et qu'avec quelques semaines de pratique je pourrais rejoindre le tournois en juin! OK pourquoi pas. Moi je suis juste venue par curiosité pour essayer et je me suis bien amusée! Quand enfin j'ai arrêté de taper dans le vent et envoyé ma première balle, ça m'a rappelé la première vague que j'ai réussi à surfer sans tomber : yeaaaaaaaaaahhh trop bieeeeeeeeeeen!!!!! Bref, je vais prendre encore quelques leçons, mais je n'irai pas jusqu'à jouer avec mes collègues. J'ai trouvé que c'était un peu comme le bowling : plus je m'applique, moins j'y arrive....
Quoi qu'il en soit, ça m'a donné une de ces pêches! La détermination pour reprendre la diète et le sport, la niaque pour surmonter mon problème d'aisance en anglais, la motivation pour venir à bout des tâches relous au travail, en clair ça m'a reboostée.

Vendredi je suis restée travailler jusqu'à 20h30 (bah quoi, j'ai perdu l'habitude maintenant!) pour venir à bout de mes fichus tableaux, puis j'ai couru 1/2heure (la niaque j'vous dis!) puis je suis allée boire un verre avec mon ancien collègue que j'aime bien (le propriétaire de Rory), ma collègue et mon collègue que j'aimais pas mais ça commence à s'arranger depuis que ces derniers sortent ensemble. Il y avait aussi un jeune Français qui était de passage à Muncie cette semaine. Jean-Victor. Pardon c'est pas gentil mais il y a vraiment des prénoms composés qui puent la merde. Bref, on a joué à ce jeu dont j'ai oublié le nom où tu tires une brique et la déposes en haut de l'édifice sans le faire tomber :

J'avais pour adversaires 4 ingénieurs, eh bien c'est pas moi qui ai fait tomber la tour. Na!

Aujourd'hui samedi j'ai rrrrrrien foutu. Cassée. Il fait super chaud, même le ventilateur au maximum ne suffit plus, oula ça sent l'été caniculaire à l'horizon...




Le mot de la fin : pool party.
Parce que hier soir dans la résidence d'à côté il y avait une soirée au bord de la piscine. La musique était super forte, je suis passée devant en voiture, c'était exactement comme dans les films. La prochaine c'est sûr je m'incruste!

THE ROAD TRIP

Dimanche dernier c'était la fête des mères ici. Et dimanche, Der est parti. J'avais un de ces cafards, je ne vous dis pas. Au bout d'un mois on a plus que le temps de s'habituer. Pas facile du tout. Ma consolation : on a profité à fond du début à la fin et passé des vacances magiques.
D'ailleurs il est grand temps que je vous raconte!

Alors tout d'abord, que faut-il pour faire un bon road-trip?

1) un itinéraire (suffisamment réfléchi et préparé pour être réalisable)

2) un partenaire avec qui tu t'entends à peu près bien (et qui sait ouvrir les boites de conserve parce toi tu sais que pour ça t'es une grosse nulle)


3) une voiture un minimum fiable


4) un appareil photo digne de ce nom


5) une tente. Ou tout autre substitut!

6) quelques dollars, of course...


Voici le récit du road-trip du siècle... non, de l'année... sait-on jamais, il pourrait y en avoir d'autres!

Avertissement! les mots suivants risquent de revenir à tout bout de champ : magnifique, superbe, incroyable, formidable, impressionnant, mythique... Difficile de trouver une grande variété de superlatifs pour décrire tout ce qu'on a vu.

Vendredi 20 avril : vol et arrivée à San Francisco (Californie)
Bien voyagé. (traduction : pas de problème de bagages et dormi tout le temps dans l'avion.)
Bon sang ça y est on a posé le pied en Californie, la Golden Coast, on y est!!!
On loge chez un hôte trouvé sur le site AirBnB, loin du centre assez compact qui rassemble tous les points touristiques, mais dans un quartier animé, plein de charme et... à 2 blocs de la plage.
Meilleurs souvenirs :
- le coucher de soleil, assis sur une dune... (sur la liste des clichés qui me font rêver, ça, je peux cocher!)
- la pizza du restau indien

Sunset à San Francisco


Samedi 21 avril : San Francisco
Ce matin notre hôte est parti surfer. Purée la classe quand même. Vivre à deux pas de la plage.
Nous on n'a pas de combinaison de surf alors l'a pas accompagné.
Direction le coeur de la ville.
*Union Square
*l'immense Chinatown
*Quartier de -j'ai oublié le nom!- avec la Coit Tower
*quartier de Fisherman's Wharf et le très animé Pier 39
Enormémént marché. Monter, descendre, mais surtout monter. Je dirais même escalader toutes ces rues charpentées.
Meilleurs souvenirs :
- le style unique et coloré des maisons de San Francisco
- voyager à travers Chinatown (j'ai assouvi ma "Yellow Fever" pour un bon moment!)
- la visite d'une fabrique de "fortune cookies" et dégustation de biscuits tous chauds
- depuis Coit Tower, vue superbe de la ville, de la baie et des ponts
- les petits "swaggers" avec leur faux battle de danse, mais vrai défilé de mode
- coucher de soleil sur les quais
- les lions de mer affalés les uns sur les autres et faisant des bruits bizarres
Ca nous a saoulés :
- la serveuse au restaurant chinois qui vient nous réclamer un plus gros pourboire. Hallucinante! On a failli reprendre ce qu'on avait déjà déposé!
- pas pu visiter Alcatraz, tous les billets avaient été vendus
- le soir on s'est perdus, et de bus en tram et de tram en bus, on a fini par prendre un taxi, avant de se rendre compte qu'en fait on n'était pas loin de la maison...

Union Square

ça monte, ça monte!

Chinatown

Fortune Cookies Factory
Coit Tower

la vue
les lions de mer de Pier 39
Ci-dessous les petites swaggers en train de se la raconter


Dimanche 22 avril : San Francisco
Golden Gate Park. Immense. Musées, jardins botaniques, lacs, musiciens, joueurs de foot du dimanche, concours de lancer de canne à pêche, poney, et le meilleur... roll-bounce en plein air! Excellent!
Puis Golden Gate Bridge... ou du moins le tout petit bout que le brouillard nous a laissé voir. Même en marchant dessus, t'arrives pas à le voir le pont! Et il faisait un froid et un vent! brrr et c'est Chicago qu'on appelle The Windy City?!
Lombard Street, une rue en pente qui nous a juste coupé les jambes.
Puis exercice d'orientation avec le plan pour trouver Japanese Town : c'était le "Cherry Blossom Festival". Admiré une présentatrice habillée en Sailor Moon, ainsi que toutes sortes d'autres personnages de manga qui déambulaient dans les rues.
Le soir retour à Union Square pour un big fat diner chez Cheesecake Factory. Depuis le temps que j'avais envie d'essayer! Pas déçue dutout.
Meilleurs souvenirs :
- le roll bounce à Golden Gate Park
- les fous-rires hystériques, épuisés par les rues en pente
- notre voyage en Asie qui continue avec une immersion au Japon
Ca nous a saoulés :
- le temps maussade et franchement frisquet

Golden Gate Park (ça vous donne une idee du vent qui souffle à SF?

Golden Gate Park

à chacun son style!

Le brouillard (et un petit bout du Golden Gate Bridge)

vue sur Alcatraz depuis les alentours de Lombard Street

t'imagines si le stop était en haut de la montée? sympa!

Aux alentours de Japanese Town. Heuuu t'es sûr qu'on est pas à Créteil là?!

Cherry Blossom Festival

mmmh!

Lundi 23 avril : Yosemite Park (Californie)
Première bonne surprise du jour : on avait réservé une voiture de location de type Chevrolet AVEO et on nous a filé un beau 4x4 Ford EDGE LIMITED. Cool! Envolé le problème de place dans le coffre!
C'est parti, le road-trip peut commencer!!!
Aucun problème sur la route, pas de copilote qui se prend la tête avec le plan, on laisse le GPS nous conduire.
Yosemite. On découvre la beauté du lieu. Les montagnes, les cascades de "white water" (les glaciers qui fondent au printemps), les roches, bref des vues somptueuses. Des petits écureuils partout (je les adore). Trop contents d'être là.
Deuxième bonne surprise : c'est la semaine mondiale des parcs nationaux donc l'entrée est gratuite.
Logement au Curry Village. A mi-chemin entre la tente et la "cabin" (mini bungalow).
Beaucoup d'avertissements sur les ours et de contraintes sur le stockage de toute nourriture ou effet de toilette dans des casiers spéciaux "bear-proof". ça ferait presque flipper...
Top le système de shuttle (bus navette) pour circuler dans le parc.
Premier pique-nique : aucun matériel, on avait juste des couverts, une nappe, des boites de conserve, des barres de céréales et des fruits secs.
Meilleurs souvenirs :
- l'excitation du départ. En plus le temps était radieux et notre ordinateur de bord nous jouait une excellente radio ("the Heat"). Le bonheur!
- le souffle coupé en arrivant dans le parc
- nos premiers (et pas les derniers!) raviolis froids mangés directement dans la boite...
Ca nous a saoulés :
- la pression qu'ils mettent au sujet des ours, qui fait que tu ne t'endors pas très serein.

nos premieres heures de route...

Bienvenue à Yosemite Valley

le "camping"

Mardi 24 avril : Yosemite Park
Dormi à 22h et, contre toute attente, jusqu'à 8h00.
Puis l'épreuve des douches... qui n'en n'a pas été une en fin de compte. Une longue douche bien chaude après une bonne nuit de sommeil, ça requinque!
Avalé une barre et c'est parti pour la visite plus en détails de la Vallée de Yosemite.
Dieu que c'est bon de prendre son temps!!! Ecouter et admirer les cascades, observer les récifs plus impressionnants les uns que les autres, se balader partout, suivre tel ou tel chemin de randonnée au hasard. Pas de course contre la montre. Trop bon.
Dormi le soir dans un hôtel à Oakhurst.
Meilleurs souvenirs :
- moment collector, l'ouverture de la boite de mandarines au sirop! Elle a failli avoir raison de nous et notre ouvre-boite à 2$ a fini à la poubelle.
- Mirror Lake
- chanceux, on a vu 2 ours! et des daims ou quelquechose comme ça.
Ca nous a saoulés :
- ayant quitté le parc un peu tard, rouler de nuit pour rejoindre notre hôtel à Oakhurst, c'était long et pas de tout repos. Mais ça été.

dans la reconstitution du village indien

dans la foret

attention ça éclabousse!

après 1/2 heure de lutte et de contorsions pour avoir notre dessert, grrr!

les eaux furieuses

Mirror Lake

Bonjour Monsieur, ce serait possible de vous prendre en photo? Faites comme si on n'etait pas la, hein! :s

Mercredi 25 avril : la route vers Ridgecrest (Californie)
Au réveil il pleut quelques gouttes. Ca a été la seule fois du séjour que nous avons eu de la pluie.
Le petit dej est compris? Cool, on s'est explosé le bide à coups d'oeufs brouillés + sausage, de gauffres + sirop d'érable, de muffins, etc. Je ne savais pas encore que j'allais amèrement regretter mes excès un peu plus tard...
On quitte tranquillement l'hôtel à 11h30, le temps se découvre, les paysages changent. Des vignes, mandarines et autres arbres fruitiers. On roule depuis plus de deux heures quand je réalise que j'ai complètement oublié que j'avais rajouté Kings Canyon Park et Sequoia Forest sur notre itinéraire. Tant pis pour Kings Canyon, on est déjà trop loin. Je propose qu'on change de direction pour Sequoia Forest. Avec mes bonnes idées on a perdu 2 heures pour rien car le GPS nous a conduit à Porterville (où il n'y a rien à voir), tout ça avant de réaliser que de toute façon on allait inévitablement devoir traverser au moins un petit bout de Sequoia (au sud) pour rejoindre Ridgecrest. Grrr.
Repris la route dans la bonne direction. Sur notre route de campagne (sinueuse, très sinueuse...), on a eu des troupeaux de vaches, chevaux, vastes prairies vides, collines et mornes rappelant la Martinique et ses routes en zigzag...qui d'ailleurs me furent fatales car ce n'était pas moi qui conduisait. Après 3 arrêts vomi, j'ai fini couchée sur la banquette arrière, les yeux fermés. De Sequoia Forest j'ai pu apercevoir de temps en temps des vues à couper le souffle qui donnent le vertige (heu c'était pas le moment!) que l'appareil photo ne peut même pas vous restituer.
Meilleurs souvenirs :
- l'espèce de grand cratère lunaire avec un lac au milieu, à la sortie de Sequoia Forest. Notre premier pur cliché du road-trip comme on se l'imaginait...
- la conversation avec le gérant de l'hôtel à Ridgecrest, curieux et très gentil, qui nous a fait fait baver devant des photos d'un temple incroyable à New Delhi
Ca nous a saoulés :
- nos CD étaient rayés. Trop la rage.
- pas vu de séquoias géants
- mon estomac contrarié m'a fait vivre un enfer
- gaspillé du temps en oubliant une partie du programme.

Pourquoi j'ai pas pris le volant ce jour-là???!

zig... zag...zig... zag...

à peu pres remise des mes tourments

La route nous appartient!

Jeudi 26 avril : Death Valley (Californie) + Las Vegas (Nevada)
Lever à 5 heures et quelques, dans le coltard. On a 3 heures de route et on veut arriver tôt à Death Valley. Parait que là-bas il y a de quoi s'occuper une journée entière. Et c'est vrai.
Impressionnant. Pris plein les yeux. On s'est arrêtés tellement de fois au bord de la route pour faire des photos! Dunes de sable, canyons, désert de sel, cristaux de sel, entre routes scéniques et randonnées autour des points d'intérêt, on s'est extasiés toute la journée.
*Mesquite Sand Dunes
* Golden Canyon
* Evil Golf course
* Badwater
* Natural Bridge
* Artists Drive
* Dante's View
Pourquoi un nom si terrifiant pour un endroit aussi génial? Parce qu'il y fait tellement chaud que personne ne peut y vivre. Certes. Mais pour autant je trouve ce nom trop intimidant, bien à tort.
Meilleurs souvenirs :
- Der qui s'est endormi immédiatement après avoir bu du "5hours energy", des barres!
- les routes qui s'étendent à perte de vue, traverser des paysages désertiques pendant des heures, musique à fond. Autre cliché du road-trip typiquement comme tu l'imagines. Réalisé.
- faire un petit pissou derriere le panneau de l'entree du park (parce que les paysage desertiques c'est bien mais ca n'offre pas beaucoup de coins pour se soulager) donc maintanant c'est NOTRE territoire hahah!
- jouer dans les dunes
- les photos de malade qu'on a prises
- l'impression de marcher sur de la neige à Badwater (le désert de sel)
- redécouvrir que le mélange cranberries/raisins secs + noix/amandes... c'est super bon!
- toutes ces roches aux couleurs extraordinaires, comme si elles avaient été peintes
- perdre l'équilibre à Dante's View (à cause de la vue saisissante, de l'altitude... et du vent furieux)
l'attraction principale de ces vacances : la route


enfin!

Mesquite Dunes. (les caillous ok, la montagne ok, mais heuuu que vient faire ce sable au milieu?!)

et là on peut considerer qu'on est en altitude

Golden Canyon

Devil's Golf Course

Badwater

C'te vue!

Biensur là c'est moi qui conduisais
Allez, plongez-vous dans l'ambiance pendant 2 petites minutes :


Dante's View

Dante's View

Vers 17h30, pris la route vers Las Vegas. On a galéré pour trouver l'entrée du parking de notre hôtel "Imperial Palace", à la fois abordable (60$/nuit) et idéalement situé sur "the Strip", c'est-à-dire Las Vegas Boulevard, artère principale de la ville où il y a pratiquement tous les grands hôtels-casinos de luxe, magasins, etc. Gros coup de flip à la réception : la réservation avait été faite pour le 26...mars! Et m*rdeuuuu!!! Heureusement, on a pu booker quand même pour seulement 10$ de plus que ce qui était prévu. Ouf! Posé nos clics et nos clacs, et partis arpenter the Strip.
Quel contraste avec la journée qu'on venait de passer! D'un coup je me suis sentie agressée, oppressée par tout ce bruit, ces lumières, ces voitures, ce monde. Derlino est ravi d'être là. Moi...bof. Vegas, c'est un endroit mythique, c'est à voir, certes. Et maintenant que j'y suis, ça ne m'inspire pas grand chose. C'est certainement à cause de toute cette nature qu'on a vue dernièrement, qui m'avait laissée sur mon petit nuage.
Bref, dans la rue on croise des tas de gens avec un verre géant à la main (ça devait pas être du jus d'orange, je vous le dis!), des gens ivres, des tas de rabatteurs qui essayent de nous filer des entrées pour des soirées et/ou strip-clubs. Joué 5$ chacun sur une machine à sous, juste histoire de dire qu'on est allés au casino. Perso, l'effet Sin City m'a laissée de marbre...
Meilleurs souvenirs :
- moi, rien!
Ca nous a saoulés :
- l'hôtel qui est un vrai labyrinthe
- la circulation horrible en arrivant
- un peu déçue, Vegas n'est pas aussi grandiose que je l'imaginais
- épuisée d'avoir pas assez dormi et conduit toute la journée, c'est peut-être pour ça que je n'étais pas d'humeur à la fête.

The Strip

petite escale à Paris?

à New York?

ou au Caire?

J'ai gagné... le droit de rejouer. c'est tout

Vendredi 27 avril : Las Vegas
Grasse matinée devant la télé. Enchainé plein d'épisodes de New York Unité Spéciale.
Sortis vers 14heures. Soleil de plomb. Continué de visiter Las Vegas Boulevard. Chopé des tickets moitié prix pour voir un show de magie le soir-même : Jan Rouven, "The Illusionnist" à l'hôtel Le Riviera. C'était génial!!! Sourire jusqu'aux oreilles comme des gosses. Tours de magie, humour, danse, on a adoré. J'ai même été choisie dans le public pour participer au dernier tour hihih! (c'est ça d'être assis au premier rang...)
Visité une "wedding chappel", une de ces usines à mariages express avec forfait de départ à 75$, témoins fournis hahah! Petit arrêt shopping à Forever 21 car j'ai retrouvé deux anciens bons d'achat qui moisissaient dans mon portefeuille. Derlino d'une patience exemplaire...
Meilleurs souvenirs :
- trainasser devant la télé
- porter de nouveau ma petite robe aux imprimés plumes de paon
- découverte de mon nouveau fast-food chinois favori : Panda Express
- le spectacle : ça c'est le vrai Vegas que j'attendais!
- les petites trouvailles chez Forever 21
- la chorégraphie de jets d'eau sur la fontaine de l'hôtel Bellagio
- bête d'ambiance au restau-pub "Senor Frog". à retenir ;)
Ca nous a saoulés :
- rien! L'ambiance et l'énergie étaient complètement différents de la veille. J'étais prête à faire la fête toute la nuit!
vue de notre balcon. Heuuu non merci ça ira!

Non non c'est un spectacle de magie qu'on va voir, pas les Crazy Girls...

the wedding chappel. même pas en rêve.

5$ ça m'a suffit merci. j'ai autrechose à faire avec mon oseille!
Les fontaines du Bellagio :


Samedi 28 avril : Zion Park (Utah) + Bryce Canyon (Utah)
Couchés trop tard la veille, réveillés en retard, tant pis. Après avoir roulé 2 ou 3 heures, aperçu un truc trop mignon sur notre gauche : une reconstitution dans une cour de petits bâtimennts d'une ville de western et surtout... un enclos avec des petits lamas de toutes les couleurs et des poneys! Demi-touuuur!!! Apparement nous sommes dans la ville de Virgin et ceci est un magasin de souvenirs. Excellent!
Puis traversé Zion quasiment sans s'arrêter, alors que c'est ma-gni-fique, mais tant pis pour nous qui n'avons pas réussi à nous lever tôt.
Arrivée tardive à Bryce Canyon, en plus on a changé de fuseau horaire donc perdu une heure. Chopé un emplacement de camping (premier arrivé, premier servi), sandwich aussitôt fait, aussitôt avalé, et filé voir les principaux points de vue, le tout en 2heures chrono. Pas pu explorer davantage par manque de temps, ni descendre dans le canyon car fatigués et un peu froid. Mais vu l'essentiel et c'était absolument magnifique, impressionnant, tu te demandes comment ces "hoodoos" se sont créés! Juste avec du vent et de la glace?! Waw! A 20heures on a assisté à une présentation d'un ranger sur le soleil, bienfaits et méfaits sur la planète. Très intéressant. 21h30 : session télescope! Pu regarder la lune comme si elle était à 20cm, ainsi que Vénus, Mars, Saturne et un satellite mobile dont j'ai oublié le nom, dans le magnifique ciel étoilé.
Puis notre première nuit de réel camping...dans le coffre de la voiture. Rabattu les sièges arrière, couchés à même la planche, juste deux couvertures pour se couvrir... clairement on avait sous-estimé notre affaire... et surtout l'altitude à Bryce Canyon! Passé la nuit à bouger dans tous les sens à la recherche d'une position supportable, tremblé comme des feuilles, un vrai cauchemar. J'ai beau avoir enfilé un leggings sous mon pantalon, gardé mes chaussures, enfilé un pull-over et un polaire sous ma veste, j'ai souffert.
Meilleurs souvenirs :
- les photos prises devant le panneau mythique "Welcome to Fabulous Las Vegas"
- Zion Park vraiment superbe, et qui semble offrir de beaux chemins de randonnée
- le bouc qui tapait la pose sur le bord de la route
- Bryce Canyon, magnifique, impressionnant (je me répète)! "Sunset Point", notre poste d'observation favori.
- voir Saturne dans le télescope
Ca nous a saoulés :
- pas pu prendre tout notre temps
- on a eu vraiment très froid le soir
- nuit horrible dans le coffre de la voiture

Ciao le Nevada...

...et bonjour l'Utah!
Virgin

regardez-moi cette petite tête! comment pouvais-je résister? (et on s'est même pas fait cracher dessus!)

Hey Cowboy!

Zion

Salut toi!

Zion sans descendre de la voiture, snif.

Bryce Canyon

Bryce Canyon

Dimanche 29 avril : Lake Powell (Utah) / Page (Arizona)
Réveil douloureux. Mal partout sauf aux jambes car on ne les sent même plus. La température à 8h00 : -2°C avec soleil. Je n'ose imaginer combien il a fait la nuit dernière, il a du faire -15, sans mentir. Brrr. Frigorifiés et marchant avec difficultés, un dernier regard du haut de Sunset View, fait la promesse de revenir et on fiche le camp, chauffage à fond. Impasse sur la douche, y'a même pas moyen que je retire la moindre couche de vêtements!
Arrivés au Lake Powell, dans Glen Canyon Park, où il fait franchement chaud. Profité pour faire un brin de toilette (bien joué les lingettes bébé!) au visitor center et se pencher au-dessus du barrage, avant d'aller voir Horseshoe Bend. Impressionnant! Im-pre-ssio-nnant.
Plus tard, arrivés dans l'Arizona, on sait plus quelle heure il est. On a ré-avancé d'une heure? Ou retourné à l'heure de Californie? Comment ça on est sur le territoire des Indiens Navajo et les Navajo ne pratiquent pas le changement d'heure?! Donc il est quelle heure bon sang de bonsoir??? Depuis qu'on a quitté Bryce Canyon, mon portable n'a plus de signal. C'est quoi ici, le triangle des Bermudes?
Fini l'aprem sur les bords du lac et nuit à l'hôtel à Page.
Meilleurs souvenirs :
- horseshoe
- jamais vu autant de "native Indians" autour de moi
Ca nous a saoulés :
- pas pu voir Antelope Canyon, faute de cash et pas trouvé de distributeur à temps pour la dernière visite de la journée :(

le barrage vertigineux

Tiens c'est marrant y'a 2 grands trous là-bas...

...ah ouaiiiis. Horseshoe Bend. On a bien fait de se rapprocher de ces "2 grands trous là-bas"!

superbe vue

Lake Powell

Dame Nature, toujours aussi créative...

Lundi 30 avril : Navajo Monument Park (frontière Utah/Arizona)
Avant de quitter Page, arrêt à Walmart pour s'acheter des sacs de couchage. Ce soir on campe, pas question que le fiasco de Bryce Canyon se reproduise!
Direction la terre rouge, l'endroit mythique qui a toujours marqué notre imaginaire à tous, toile de fond des films de western. La visite se fait en voiture...et là on a vraiment été heureux d'avoir un 4x4!
Arrivés à Goulding's camping, juste à la sortie du parc, in extremis avant la fermeture des douches. Ouf, car on en avait grandement besoin, couverts de poussière rouge partout. C'est donc tous propres que l'on s'est glissés dans nos sacs de couchage bien douillets pour de beaux rêves...
Meilleurs souvenirs :
- les photos de oufs qu'on a faites
- la randonnée en 4x4
- prendre son temps et rêvasser en admirant ces grosses roches
- filmer Der : freestyle sur Artist View sur le son "Otis" de Jay-Z / Kanye West. Excellent!!!
- Elephant Butte, on a observé de longues minutes (d'après nous), alors que le rocher en question était... derrière nous, crcrcrcr les nuls!
- super nuit dans nos sacs de couchage magiques :)
Ca nous a saoulés :
- des Français partout. Qu'est-ce qu'ils peuvent m'énerver quand je tombe sur eux à l'étranger!

et toujours l'heroïne de notre voyage...la route
On y est. Monument Valley. Mythique.

Parce que moi aussi je suis un monument!

hahah! les sous-doués!



Mythique, l'endroit. Mythique!

Mardi 1er mai : Grand Canyon (Arizona)
Super bien dormi = réveil de super humeur. Nous revoilà sur la route tôt le matin. Je pensais qu'on aurait besoin de plus de temps à Monument Valley, du coup, on est en avance d'une demi-journée sur le planning. J'insiste pour qu'on retourne à Page afin de faire la fameuse visite de l'Antilope Canyon (moi et mes bonnes idées...), car si vous regardez sur le plan, ça ne représente pas un grand détour. Eh bien on n'a pas regretté (voyez, parfois mes bonnes idées ne foirent pas!) car même si ça coûtait 31$, c'était hors du commun et en plus ça va dans la poche de la communauté Navajo.
Puis direction le Grand Canyon, du sable rouge plein les godasses. De tout ce qu'on a fait pendant ces vacances, s'il y a au moins un nom qui doit vous évoquer quelquechose d'E-NORME, c'est bien celui-ci. Mais savez-vous vraiment à quoi ça ressemble? Perso, jusqu'ici je m'étais contentée de mon imagination. Et même en préparant ce voyage, je n'ai pas cherché à regarder d'image. J'ai patiemment attendu, et maintenant l'heure est venue...
Arrivés là-bas, le choc. C'est pire qu'immense, ça semble infini. Tellement de roches de formes, hauteurs, textures et couleurs différentes! Et dire qu'on peut lire les siècles et les millénaires sur toutes ces couches. Et cette rivière Colorado, qui a creusé un sillon de 1000 feet de profondeur! Pardon, ce serait perdre mon temps que d'essayer de vous décrire tout ça. Il faut le voir.
Meilleurs souvenirs :
- Antelope Canyon et le guide qui nous a kiffé et n'arrêtait pas de nous prendre en photo (avec mon appareil biensûr)
- la découverte du Grand Canyon
Ca nous a saoulés :
- poireauté 1h30 à Page à cause d'un car d'Asiates qui nous a doublés pour le tour d'Antelope
- le maïs "cream style". Dégueu. Abject. Je ne savais pas que ça se vendait le vomi au rayon conserves! Poubelle. Pique-nique vraiment frugal, je dirais même tristounet : pain, reste de jambon, reste de pringles et fruits.

Antelope Canyon

Je ne comprends toujours pas comment ça se fait qu'on ressemble à deux longues tiges sur cette photo!
Grand Canyon!

un autre des inombrables points de vue

ça donne tellement envie de descendre!

Mercredi 2 mai : Grand Canyon
Encore une très bonne nuit, décidément on ne veut plus dormir que dans la voiture! Levé très tôt donc pu profiter des douches propres...quand elles fonctionnaient correctement!
Beaucoup marché et photographié le Canyon depuis plein de points de vue différents, en prenant tout notre temps...
Ce soir, pas de camping, nuit à l'hôtel à Kingman.
Meilleurs souvenir :
- la promenade le long de "Trail of time"
- Apprendre comment s'est formé le Grand Canyon grâce à l'exposé de la ranger. 4 conditions doivent être réunies au même endroit : roches, mouvement tectonique, eau, désert + la moitié de l'âge de la Terre et vous obtenez ce grand trou visible depuis l'espace!
- le "ranger talk" l'après-midi sur la réintroduction des condors de Californie
Ca nous a saoulés :
- la douche du camping : 2$ pour 8min chrono
- pas de tour en hélico, bien trop cher
- l'espèce de voile de pollution qui empêche de bien voir aussi loin qu'on voudrait

J'arrive pas à sortir du lit!

Profitons-en pour nous instruire...

waw...

Je KIFFE mon nouvel appareil photo!

C'est sûr, la prochaine fois je descendrai.

Etre ranger, c'est aussi divertir le public!

Sunset sur le Grand Canyon...

Jeudi 3 mai : la route vers Los Angeles (Californie)
Truc de ouf on a quitté l'Arizona et traversé la Californie d'Est en Ouest, vous y croyez ça! Des heures à traverser le désert et longer des montagnes, on a bien ri, écouté de la musique comme d'hab', bavardé et...fait des photos mythiques sur la mythique Route 66, yaaay!!!
Arrivés dans le quartier proche de l'université, logés chez un hôte AirBnB. Posé nos affaires et filé à Hollywood Boulevard, même s'il fait nuit. Passés of course devant le Chinese Theater (là où ont lieu les avant-premières de films) et marché en regardant les étoiles...pas dans le ciel cette fois...sur le trottoir!
Il y a autant de salons de tatouage que de magasins de souvenirs, des boutiques de costumes et autres photos-montages avec les stars, c'est marrant. On a trainé là 2 petites heures, ensuite on est rentrés car le problème le soir c'est qu'au bout d'un moment les magasins ferment et dans la rue il y a de plus en plus de gens louches.
Meilleurs souvenirs :
- la route
Ca nous a saoulés :
- ...la route! A partir de San Bernardino, conduire a été un vrai cauchemar. Les autoroutes sont des sacs de noeuds et gens roulent comme des malades en Californie! Damn!

Comme d'hab, le vent qui m'oblige à refaire toutes mes photos

La route 66 passe par des endroits sympas... et d'autres moins...

Obligééééé!

Chinese Theater

Coffee?

Vendredi 4 mai : Los Angeles
Couchés tard et ce matin nos hôtes ont fait du boucan dès 4h30 du matin (douche et même machine à laver je crois, voix, bruits de pas, portes... du bruit quoi). Puis à 5h30 ça été au tour du voisin du dessus, on entendait craquer son lit, marcher comme un bourrin, l'eau qui coule, mais bon sang on peut dormir b*rdel?! J'étais furieuse. Et du bruit, du bruit comme ça jusqu'à 7h30 du matin, impossible de se rendormir jusqu'à sombrer d'épuisement jusqu'a 11h. Et voilà une matinée de fichue. Grrr. Nous qui avions prévu d'aller à Universal Studio afin d'éviter la foule du weekend...tant pis!
A la place, session shopping l'aprem, on a repéré sur Internet des adresses de magasins de baskets, qui nous ont mené aux 4 coins de la ville et donc permis de visiter un peu (en voiture biensûr. L.A c'est très étendu et les transports c'est pas trop ça). La chasse aux baskets nous a conduits dans plusieurs quartiers : Downtown, Little Tokyo, Midtown, West Hollywood, North Hollywood. Rien de très glamour selon moi, une ville assez normale visuellement, mais immense! Derlino a trouvé son bonheur, c'est cool.
Puis le soir, direction le Debbie Reynolds Studio (à North Hollywood) pour tester un cours de hip-hop. Depuis le temps que je rêvais d'essayer le L.A.Style...à L.A! Pas le choix, c'est cours intermédiaire/avancé... on a dégusté, hahah!
Meilleurs souvenirs :
- le cours de danse : super dur, mais super bien! Ca faisait plaisir de redanser.
- se balader dans la ville au hasard
Ca nous a saoulés :
- les fous sur l'autoroute et la crise de nerfs dans un sale embouteillage Grrr
- la contravention de 58$ pour être arrivés 2 ou 3 minutes (sans mentir!) après expiration de notre parcmètre. Grrr dégoutés!

Little Tokyo

Little Tokyo

Passant notre temps dans la voiture, pas facile de faire des photos :(

Samedi 5 mai : Los Angeles (encore)
Universal Studio !!! Le mec du dessus a encore fait du bruit à 5h30 du mat mais ça n’a pas duré. Levés au taquet pour arriver au parc dès l’ouverture. Décidé de se la jouer VIP avec des pass « front line » car aujourd’hui c’est un samedi de vacances donc si on veut tout voir en une journée il faudra payer le prix... le double très exactement... mais on n’a pas du tout regretté l’investissement ! Pas fait la queue une seule fois dans les attractions ! « House of Horror », « Terminator 2 », j’en passe et des meilleures. Puis vient l’attraction de La Momie, un petit truc genre Space Mountain qui dure 2 min… et qui a suffi à lever l’alerte de mon estomac capricieux. Pour ne pas finir comme mercredi dernier, je décide de calmer le jeu immédiatement et de faire l’impasse sur Les Simpsons, Transformers, bref tout ce qui était « ride ». Snif ! Mais c’était une belle journée et on s’est bien amusés.
Le soir on avait prévu d’aller en boite mais ça ne s’est pas fait. En même temps, on était un peu claqués. Ouhlala j’ai plus 20 ans moi haha !
Meilleurs souvenirs :
- Que c’est bon de doubler tout le monde et d’avoir les meilleurs sièges !
- « House of Horror » l’attraction qui nous a vraiment fait flipper. C’est pas la ptite maison hantée de Disneyland Paris… là j’ai vraiment hurlé (mais il ne m’en faut pas beaucoup aussi)
- le show « Animal Actors » trop mignon
Ça m’a saoulée :
- mon mal « de mer » qui commence vraiment à devenir pénible! Au-delà d’être malade dès que je pose le pied sur un bateau, cette sale nausée se produit dans plein d’autres circonstances. Résultat : pas de manèges, peux pas lire en voiture, supporte pas les routes avec trop de virages, peux pas tourner sur moi-même (génial pour la salsa…) bref, j’aurais pas un léger problème d’oreille interne ou quelque chose comme ça ? On verra ça plus tard car c’est pas ici aux States que j’irai voir un docteur. On m’a dit qu’ici, s’il y a 2 categories de personnes en qui tu ne peux pas avoir confiance, ce sont les vendeurs de voiture et les docteurs. Sympa…

Tapis rouge s'il-vous-plait!

hahah! pourtant je savais ce qui m'attendait!

Et dire que j'ai dû m'abstenir...

visite des studios

Dimanche 6 mai : Los Angeles (toujours !)
Réveil matinal. Apparemment nos hôtes regardent la messe à la télé. On les entend même chanter (j’avoue qu’on a pouffé de rire). Je mets une jolie robe que j’avais prévue exprès pour cette occasion précise : aller se prendre en photo devant les célèbres lettres HOLLYWOOD. En bons touristes qui se respectent, on n’allait pas faire l’impasse là-dessus ! Je vous dis pas les baraques qu’il y a sur ces collines ! Après la séance photos, petit tour à Beverly Hills of course, histoire de voir en vrai. Puis retournés au studio de danse. Pas le choix, cours inter/avance, mais avec un autre prof cette fois. Avant-hier on avait dégusté mais ça allait quand même ! Cette fois-ci le prof était tellement speed qu’il nous a largués dès les 5 premières minutes ! Mais la choré était très intéressante. Maintenant on connait mieux le L.A. Style et comment marchent les cours ici.
Fini la journée à Venice Beach. En fait Venice c’est une banlieue de L.A, pour info. Aaaah le voilà le L.A que j’avais dans mon imagination grâce à la télé ! Le temps était couvert là-bas, dommage car je voulais faire notre dernier coucher de soleil des vacances à la plage (qu’est-ce que je suis originale, je sais), pour les terminer comme elles ont commencé, vous voyez ? Tant pis. C’était néanmoins une balade très très divertissante ! Venice Beach est un vrai zoo où tu trouves toutes sortes d’énergumènes, et où l’extravagance est la norme. Tous les styles se rencontrent, j’ai adoré ! Heuuu ils sont sérieux avec leurs « green doctors » ?! Trop fort. Longuement marché le long de Ocean Front Walk, regardé de loin les néo-hippies faire la fête sur la plage, croisé des types qui transpiraient le traffic de drogue laisse tomber ça se voyait à des kilomètres (des miles, pardon !) et ils se cachent même pas. Observé les passants aux looks…intéressants. Divertissant je vous dis!
Meilleurs souvenirs :
- faire et refaire et refaire des photos à la recherche du resultat parfait sur la colline d’Hollywood
- l’energie du cours de danse. Y’a pas à dire, les cain-ri sont balèzes.  
- Venice Beach et son ambiance !
- bavé devant les super baraques de Venice Canals Walkway. C’est officiel, ce quartier vient de détrôner les maisons du quartier des Buttes-Chaumont dans mon top des styles de maison-que-je-kifferais-avoir.
Ça nous a saoulés :
- Rien ! ou peut-être l’absence de coucher de soleil.
C'est qui les stars aujourd'hui? (p*tain mais ils font vraiment ch*er ces touristes derriere!!! grrr)

Beverly Hills

A Venice Beach ce qui est bien c'est que tu peux aussi aller chez le "docteur"...

...et écouter des bêtes de concerts...

...et aller te défouler en sortant de chez le "médecin"...

...et simplement regarder les passants!

Lundi 7 mai : retour dans l’Indiana
Au réveil petit pincement au cœur : il n’y aura pas d’autres étapes à notre trip, L.A c’était la dernière… C’est qu’on avait pris l’habitude vous savez! La voiture est dans un état épouvantable (l’intérieur presque pire que l’extérieur !), on ne veut pas prendre le risque de se prendre une « cleaning fee » bêtement alors on a foncé au premier car wash que nous indiquait le GPS. Pour 8$, en 30 min nos amis les Latinos nous l’ont rendue comme un sou neuf. Je suis sûre qu’on aurait mis le double ou le triple de temps si on était allés à un truc comme l’éléphant bleu pour nettoyer nous-même ! Détour par Hollywood Boulevard pour acheter des souvenirs, remballé nos affaires, arrivés tranquillement à l’aéroport, rendu la voiture et c’est parti. Coup d’œil sur mon petit plan où j’avais dessiné notre itinéraire, soupir, c’est bel et bien fini. Je sens comme un petit vide, ça me rappelle la sensation que j’avais eue après avoir rendu mon mémoire (la pression en moins, c’est sûr) : « qu’est-ce que je vais faire maintenant ? ». Bah… préparer d’autres voyages !

ma star à moi

Hollywood Boulevard rend les gens fous!

THE END.

Le coût d'un tel voyage :
Parce que c'est bien de vous vendre du rêve, mais dans la réalité c'est pas gratuit. Voici quelques unes de nos dépenses, à titre d'exemple :
- avion (par personne) : 360$ par personne (ca va)
- logement (total) : 780$ (peut mieux faire en campant plus et avec plus de temps de préparation pour dénicher les trucs les moins chers)
- voiture (total) : 585$ (peut mieux faire en réservant le plus longtemps à l'avance possible)
- assurance voiture (total) : 165$
- essence (total) : 560$
- courses diverses (total) : 170$ (nourriture et autres achats pour le camping par exemple)
-  resto (total) : 285$ (on crevait pas la dalle, mais pinèze, on n'a pas fait bombance...)
- taxi (total) : 130$ (tout à San Francisco. Ca aurait pu se limiter aux 50$ de transfert depuis l'aéroport.)
- visites, shows, parc d'attraction (par personne) : 245$
Bref, je vous passe les details, le bus, les boutiques de souvenirs, les frais de retrait au distributeur, etc... au total ça nous a fait à peu près du 2200$ par personne. Shopping perso et avion depuis la France non compris biensûr...
Soit 1728 euros (en date du 21/05/2012). On est en-dessous de ce que j'avais provisionné!

Ce qu’on retiendra :
- du soleil tous les jours mais pas trop chaud, un peu de touristes mais pas trop, je suis convaincue qu’on a choisi la meilleure période pour partir. Depuis mon retour, déjà 4 personnes m’ont dit qu’elles allait faire le même genre de voyage que moi en juillet, les pauvres vont se prendre de plein fouet l’augmentation estivale du nombre de touristes et du prix de l’essence. 
- les infrastructures des parcs nationaux sont très bien conçues : renseignements, shuttle gratuit, activités, rangers, campings, hôtels, restos, boutiques et même supermarchés parfois… il y a tout là-bas c’est le top!
- difficile de manger sainement quand tu surveilles ton budget, que tu n’as pas de matériel pour cuisiner (ou tout au moins faire chauffer les trucs) et qu’en plus sur ton chemin tu ne trouves que des fast-foods…
- bon c’est officiel je vous autorise à me surnommer Vomito, je ne contesterai pas…
- la gentillesse des Indiens
- la présence de Français absolument partout où on allait à partir de Bryce Canyon.
- j’ai passé la totalité des vacances à lutter contre le vent pour avoir une tête correcte sur les photos. Le farceur soufflait systématiquement dans le mauvais sens, exprès pour ruiner ma coiffure!
- gros coup de cœur pour San Francisco, mon « baby New York ». En effet on y retrouve tous ses points forts mais en version Californie (donc plage, pas d’étés trop chauds, ni d’hivers trop froids), et c’est plus petit. SF détrône donc désormais NYC dans mon top des villes-super-chères-mais-qui-sont-tellement-géniales-que-t’aimerais-quand-même-y-vivre. Remarque : Paris n’a jamais figuré sur ma liste…
- L.A par contre, pas moyen que j’aille vivre là-bas ! C’est pas une ville, c’est un assemblement de zones, trop étendues, et pour passer de l’une à l’autre t’es souvent obligé de prendre l’autoroute avec les fous furieux. Non merci ! Nous n’avons pas de commentaires à faire sur la délinquance ou la guerre des gangs car nous n’avons été témoins de rien, vu que notre seule sortie nocturne a été Hollywood Blvd.
- conduire pendant de longues heures peut devenir un plaisir (j’appréhendais, vu que déjà je pete un câble pour faire Indy-Muncie alors que c’est juste une heure !). Tu me diras, rouler dans l’Ouest américain n’a rien à voir avec les champs de maïs d'ici ou les embouteillages sur le périph’ !
- en bref : voyage plus que réussi!!!!!

Si vous avez des questions sur un lieu ou que vous voulez voir plus de photos, n'hesitez pas a me contacter :-)




Le mot de la fin : pourquoi.
Parce que POURQUOI C'EST FINI???? BOUUUUHOUHOUUUU!!!!!