vendredi 8 juin 2012

Une semaine à la fois creuse et bien remplie

Lundi : pas foulée au travail. Pas non plus foulée sur le tapis de course qui s’est transformé en tapis de marche. Et pas foulée pour faire quoi que ce soit, à part quelques courses.

Mardi : un peu occupée au travail. Ca y est j’ai contracté ma nouvelle assurance auto, tout réglé et aussi payé par téléphone. On fait tout pour te faciliter la vie…mais surtout pas pour être clair sur les tarifs. C’est vraiment relou ici de choisir ton assurance parce que non seulement tu dois comparer les tarifs des concurrents, mais en plus pour rendre compliqué quelque chose de simple, c’est comme un self-service, tu choisis les options que tu veux, c’est toi qui compose ton contrat. Au final tu ne sais pas quoi choisir parce que jusqu’à présent tu ne t’étais jamais posé la question « de quoi j’ai besoin ? », puisqu’en France y’a pas de « je prends ci et pas ça », tu prends « une assurance » et c’est tout, qui comprend d’office ce dont tu as besoin et ensuite si tu veux plus d’options tu allonges les billets. Quoi qu’il en soit, je claque la porte à GEICO qui essaie de me voler, et bonjour State Farm.
Le soir après le cours de gym, je suis allée au ciné voir Blanche-Neige et le chasseur. J’ai bien aimé cette version, quoiqu’il manquait une pointe d’humour. J’y suis allée avec une Française que j’avais rencontrée a Muncie Gras. Elle a passé un an ici en tant qu’assistante de la prof de français de l’université (Ball State). On a bien discuté, échangé nos impressions sur les Américains et sur Muncie. A ce qui parait c’est l’échantillon parfait, la ville la plus représentative de l’Amérique. (Eh bien croyez-moi c’est pas flatteur…) Faudrait un jour que je prenne un moment (et un article) pour vous expliquer ce que je pense de mon « chez moi » provisoire...


Mercredi : pas foulée mais alors pas du tout au bureau. Le soir après le cours de gym j'ai filé à Indy pour un barbecue. On s'est retrouvés quasiment qu'entre Français, j'ai meme embarqué avec moi la miss d'hier.
Bien mangé, bien ri, une bonne soirée ! Pas d’excès de vitesse et pas de daim couché sur la route en revenant. Hahah. Je ris jaune car en vérité je suis un peu traumatisée, donc à la nuit tombée, que je sois seule ou accompagnée… je flippe comme une chochotte. Du coup je roule lentement et le stress (autant que la musique à fond) me maintient bien éveillée.

Jeudi : rien à faire. Lire un bouquin ou surfer sur Internet n’étant pas une option, mon cubicle (et surtout mon écran) donnant sur un couloir extrêmement fréquenté, les gens ne manquent pas de jeter un coup d’œil chaque fois qu’ils passent. Alors pour meubler ma journée, je me suis attelée à la préparation de plein de fiches de français, pour les 3 survivors qui viennent encore à mes cours.
Attendu patiemment 17h pour filer au golf. Mon moniteur n’était pas disponible mais il m’a mis du matériel de côté pour que je puisse m’entrainer toute seule. Eh bien je peux vous dire que c’était bien décevant comparé à mon tout premier succès. C’est certainement parce que je n’avais personne pour me corriger, dirons-nous...
Apres avoir tapé correctement environ 1 balle sur 15 et bien labouré le gazon à coups de club, j’ai pris la route pour Indy, afin de rejoindre les « french speakers » du Meetup dans un resto sur Broad Ripple. Délicieuse cuisine méditerranéenne, pas cher et situé en face du canal, j’ai adoré cet endroit. En plus il y avait beaucoup plus de monde que d’habitude (40 personnes), donc j’ai revu mes compagnons de la veille, mais aussi des nouvelles têtes sympa. Mes nouveaux camarades de Columbus sont même venus.
Meetup, c’est une bonne invention tout de même :) 
Le resto nous ayant mis dehors à même pas 22h30, on a atterri sur l’autre rive du canal. Un super bar extérieur, avec des musiciens un peu farfelus, des guirlandes de petites ampoules, bref, voyage express en Louisiane. Même si je n’y suis jamais allée. (On appelle ça l’imaginaire collectif.)

Vendredi : méga glande. Rien à faire. Lasse de proposer mon aide, je me rabats sur la traduction du module de formation que j’ai accepté de faire il y a des mois, mais que j’ai mis au second plan, au vu de l’absence d’échéance. Bah ouais. Je suis incorrigible. Si je n’ai pas la pression (de moi-même ou de quelqu’un d’autre, ou d’une date) je ne me bouge pas les fesses. (Et surtout que celui qui me l’a demandé ne s’en soucie pas et j’ai découvert qu’il n’y avait pas de réel enjeu. Alors y’a pas l’feu.)
Et à 16 heures, v’là-t-y pas que deux personnes me refilent des (sales) trucs à faire ! Bah voyons.
Allez, ça tombe bien que je fasse une petite nocturne ce soir parce que vendredi prochain j’ai besoin de partir plus tôt.

Remarque : cette semaine, bien que prolifique au niveau vie sociale (chouette !), aura été une véritable traversée du désert au niveau travail (reposant mais… ennuyeux et culpabilisant).  

Vous vous demandez comment ça se fait que je sois aussi peu occupée d’une manière générale ?
Eh bien pour ceux qui n’avaient pas suivi, je vous la fais simple : on m’a fait venir pour travailler sur un projet bien précis, à savoir la mise en place du nouveau système de paye. Pas la mission de mes rêves, mais l’opportunité était trop belle (pas Muncie. juste l’opportunité de partir aux USA !) et à ce qui parait mes compétences faisaient l’affaire. Le problème c’est qu’on n’a pas eu la moindre chance de le vérifier depuis que je suis là… et il se pourrait même que j’aie le temps de repartir dans un an avant que mon projet ne démarre. C'est ballot! En plus mon chef n’est d’aucun secours, il ne me donne rien à faire, j’ai l’impression qu’il ne se rappelle mon existence que quand il a besoin de croiser des tableaux sur Access (que je kiffe maintenant hihih !)
Vous êtes dégoutés pour moi ? Ne le soyez pas car :
1)   Je me la coule douce
2)   Je suis en mode électron libre, je donne un coup de main à tout le monde, donc le fait de passer d’un sujet à un autre me fait apprendre beaucoup et comme ça je ne me lasse pas
3)   J’ai plein de temps pour faire des trucs perso, reflechir et me documenter sur plein de choses.
Vous n’aimez pas ce que je viens de dire? Rassurez-vous, moi non plus je n’ai pas envie de me ramollir, devenir feignante et passer a cote d'une occasion de faire quelque chose de bien pour mon CV et mon avenir professionnel.
Certes, je ne vois pas d’inconvénient à ce que ce VIE soit une couverture me permettant de profiter des USA pendant 18 mois. Après tout, c’est un peu comme si j’étais partie en visa vacances-travail en Australie, sauf que je ne gagne pas le même salaire que pour cueillir des tomates ou vendre des glaces (et surtout je me crève moins le Q) !
Mais tant qu’à faire, quitte à supporter MUNCIE pendant encore 1 an, loin de ma vie francilienne que pourtant j’aimais… autant rester ambitieux et faire de mon séjour une réussite, tant sur le plan professionnel que sur le plan personnel (oui vous la connaissez tous cette traditionnelle phrase de conclusion de rapport de stage.)
Pour le deuxième point, y’a pas de souci ! C’est pour le premier point qu’il va falloir que je me rebooste un peu et que je réinvente ma propre mission. Une chose est sure,  je ne compte pas en rester là.

Ce week-end au programme : rien. Parfait !


Le mot de la fin : ostéopathe.
Parce qu’il existe toutes sortes de fantasmes… Eh bien je peux vous dire qu’en ce moment, le mien ce serait de revoir mon ostéopathe de la Défense. Qu’il me félicite d’avoir minci, et ensuite qu’il remettre mon bassin en place, ainsi que les os de ma cheville gauche (stupide marche d’escalier dans le noir grrrr !), qu’il fasse craquer quelques vertèbres par-ci par-là, et pour finir, un massage crânien… Haaaa…
Parce que la ca ne va plus, je ne vais pas pouvoir rester 3 mois avec mon dos en vrac comme ça. La séance de chiropracteur (bien chère) est à envisager très prochainement…

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