Enigmatique comme titre, non ? Hihih ! J’essaye de marqueter mes articles… alors, ça marche ?
J’aurais aussi pu l’appeler « Niagara et autres surprises (bonnes ou mauvaises) », ou « Au secours, Karma est à mes trousses ! », ou encore « Karma vs. L’Ange Gardien »…
Alors là, avec tout ça, si je ne vous ai pas donné envie de le lire cet article, je ne sais pas ce qu’il vous faut !
Récit d’un weekend qui s’est très bien passé… puis mal terminé… puis finalement la roue a tourné (hahah ! elle est bonne celle-là ! mais vous comprendrez plus tard) … bref, je vais tenter de ne pas vous inonder de détails (inonder, hahah, non ?)… mais je ne promets rien ! ;)
Vendredi, quitté le travail à 15h00, youhou c’est parti ! Je roule jusqu’à Indy, je lache ma voiture sur le parking (gratuit le weekend), je prends le Megabus pour Chicago, je retrouve Cynthia (c’est qui Cynthia ? Bah faut suivre un peu, elle a déjà fait 2 apparitions dans mes articles au mois de mars !), on prend l’avion direction Buffalo, à l’arrivée on récupère une titine (encore un super 4x4 pour le prix d’une économique, yeah !), rejoint notre auberge de jeunesse où se trouvait déjà ma camarade de voyage de la dernière fois à Washington.
OK, ça fait déjà trop de détails ? Mais c’est juste pour souligner le fait que je suis prête à taper des sacrées missions rien que pour voyager…
Samedi matin, en route vers les chutes du Niagara, yaaayyy !
Attention : un conseil, n’achetez pas le ticket-tout-combiné au visitor center (33$) si vous n’avez pas l’intention de faire toutes les attractions. Achetez plutôt directement aux guichets.
Allez, c’est parti pour quelques vues :
| On était du côté américain. Tout au fond c'est Horseshoe, le côté canadien. |
| A bord du bateau Maid of the Winds, on passe devant les chutes américaines... |
| ...pour arriver tout près des chutes canadiennes. |
Pour reprendre une parole de mon petit Agent W (pourquoi W ? j’aime bien le W, et puis Agent X c’est déjà pris!), j’ai pu dire « chhhuuuuuuuuut ! » à Niagara. hiihih J
… mais ça n’a pas fait ralentir d’un iota son débit :
1) ce n'est pas très haut. (Enfin selon moi, après avoir vu les chutes de Yosemite.) Mais hyper impressionnant par la largeur et la quantité d'eau qui tombe avec une force inouïe!
2) c'est en ville. (Vous avez vu l'arrière-plan!)
Et trop classe le Kway :
On s'est approchées des cascades si puissantes, et rien que les éclaboussures sont l'équivalent d'une grosse douche.
Il faisait chaud donc ca faisait du bien, je me mettais sous les éclaboussures exprès, je fermais les yeux et c'était l'extase. Si j'avais été toute seule je serais restée bien plus longtemps.
Après s’être bien faites tremper (j'ai d'ailleurs pris de gros risques en mouillant mon appareil photo chéri!), direction la ville de Niagara-on-the-Lake (côté Canada) pour aller visiter un vignoble : le Château des Charmes.
Super intéressant, même s’il y avait pas mal de vocabulaire qui m’échappait, c’était facile de deviner. Et en plus, une petite dégustation à la fin. Moi qui jusqu’à présent n’aimais pas trop le vin et ne m’y intéressais guère, j’ai beaucoup apprécié.
Super intéressant, même s’il y avait pas mal de vocabulaire qui m’échappait, c’était facile de deviner. Et en plus, une petite dégustation à la fin. Moi qui jusqu’à présent n’aimais pas trop le vin et ne m’y intéressais guère, j’ai beaucoup apprécié.
Mes collègues m’avaient parlé de l’ « Ice wine », qu’il fallait que je goûte quand je serais dans la région. L’ice wine c’est du vin fait à partir de raisin ramassé l’hiver, donc gelé, donc c’est comme si on pressait du raisin sec : chaque grain donne une seule goutte. Les bouteilles sont donc minuscules (37,5 cl) et je vous laisse imaginer le prix et la teneur en sucre. Et bien à la fin de la visite, notre camarade, professionnelle du vin et bonne tchatcheuse, a réussi à nous obtenir une dégustation de ice wine. Et pas n’importe quoi : du Savagnin 2007.
(Si vous vous y connaissez en vin, vous saurez que le Savagnin ça vient du Jura et c’est bien bon.)
Alors on goûte. Et là... Oh. Mon. Dieu! Deuxième extase de la journée. C'était tellement bon que 15 minutes, 30 minutes... 1 heure après avoir bu ce petit fond de verre, j'en sentais encore le délicieux arrière-goût et je me souvenais de son parfum! Cynthia et moi on ne s'en remettait pas. On a tellement adoré que malgré notre budget ric-rac, on a acheté une bouteille pour plus tard (la moins chère à 25$).
Waw je crois que ça y est, j'ai été touchée par le pouvoir du bon vin! Enfin, le blanc. Voire le rosé. Faut pas trop m'en demander. Et puis bien entendu, vu les quantités qu'on avait bues, ça ne nous a pas fait grand mal.
Après l'escapade au vignoble, vu qu'on se trouvait au Canada... pourquoi retourner s'ennuyer dans la petite ville tranquille de Buffalo? Alors qu'on pourrait carrément... faire une virée à Toronto qui est tout près! Let's go!!!
Une heure et demi plus tard, nous y voilà. Petite douche à l'auberge et c'est parti pour la visite de downtown.
C'est drôle, je n'ai pas l'impression d'avoir changé de pays!
Puis on se trouve un resto à sushis, on demande si cet endroit est "Bring Your Own Bottle" (BYOB), la patronne nous dit oui, alors on se dépêche de déballer notre mini bouteille. Erreur de débutantes. L'addition arrive et on se prend 15$ de droit de bouchon! Après avoir gentiment contesté, disant qu'on ne savait pas que c'était payant, on a réussi esquiver, ouf.
Après diner, on continue notre balade dans downtown, super sympa, dynamique, très jeune, plein de boutiques et de restaus hype, bref de bonnes vibes.
J'ai surkiffé :
- voir et entendre les chutes du Niagara, pour de vrai!
- ma première gorgée de icewine et l'apéro qu'on s'est fait avec notre acquisition...
- le bibimpap qui a suivi cet apéro, miam!
- les auberges de jeunesse à Buffalo et à Toronto (souvenez-vous, partout où vous partez en voyage, regardez d'abord s'il y a de la place à Hostel International)
J'étais dégoûtée :
- on faisait la queue pour aller danser au "This is London", l'une des place-to-be de Toronto et on a du renoncer, principalement à cause de moi car la fatigue et un mal de tête foudroyant ont eu raison de moi. Dommage de payer 20$ et partir au bout de 20 minutes. Next time!
Dimanche, dès 9 heures on était dehors afin de poursuivre notre visite express de Toronto à pied.
On a perdu l'habitude de trouver les magasins fermés le dimanche.
Oh tiens, en revenant sur nos pas, on entraperçoit la répétions des MMVA 2012 dont toutes les scènes et le plateau télé se trouvaient installés...en pleine rue, barrant toute circulation. Drôle d'idée.
C'était chouette :
- la gaufre belge sauce caramel au petit déj
- pouvoir payer avec des dollars US
- le hasard qui a bien fait les choses et nous a menées ici et là, entre Downtown, l'Université, Chinatown... première fois que je visite un endroit sans avoir préparé au préalable ma visite!
Voilà ça c'était le petit weekend aux chutes du Niagara, avec en bonus une visite de vignoble et un petit tour à Toronto. Que demander de plus en si peu de temps!
Mais l'article ne s'arrête pas là les amis, sinon vous ne comprendriez pas le titre...
Au retour, tout s'est bien passé... jusqu'à ce que j'arrive à Indy.
2h30 du matin. J'ai fait une bonne sieste dans le bus malgré la clim trop forte,
je marche à grand pas vers ma voiture, pressée de rentrer.
Sauf que la voiture a, comme qui dirait, un petit pépin. Enfin plutôt... UN GROS CLOU :
Daaaaaamn!!!! Je rêve?! Qu'est-ce que je vous avais dit la dernière fois? Une crevaison, pas vrai? C'est pas croyable.
Je fais un tour sur moi-même, tous les gens qui sont descendus du bus en même temps que moi ont déjà disparu. Punaiseuuuuu... pourquoi moi? Pourquoi ici? Pourquoi maintenant?
J'arrête un type qui marchait vers sa voiture, il veut bien m'aider à changer ma roue, chouette.
On dévisse tout bien comme il faut... et la roue de sort pas. On regarde dans tous les sens, on comprend pas ce que c'est ce truc au milieu, il n'y a pas de tournevis de cette taille :
Il n'y a rien à faire, le mec abandonne... et surtout m'abandonne à mon sort.
Qu'est-ce que je fais maintenant?
Réfléchissons.
Cette fois-ci je suis trop loin de chez moi, je ne pourrai pas payer de remorquage jusqu'à Muncie.
Si j'appelle maintenant l'assistance, je vais me faire remorquer dans un garage à Indy... et ensuite?
De toute manière je vais devoir rester là en attendant 8h00 que les garagistes ouvrent.
A tout hasard j'appelle le seul pote que j'aie qui habite à Indy. Il ne décroche pas. A 3 heures du mat' en même temps, faut pas s'étonner.
Alors je laisse ma voiture et commence à marcher dans les rues complètement désertes de Downtown Indy à la recherche d'un hôtel. C'est bien éclairé et la police fait des rondes donc je n'ai pas peur, parcontre je ne vois pas un hôtel à l'horizon.
P*tain je mérite des claques tout de même : prête à dépenser tout ce que j'ai pour partir en virée à droite à gauche (parce que pour info, ça coûte très cher les vols internes, c'est comme si tous les mois je partais de France en Espagne, Italie, Norvège, et même Russie!)... et en attendant je fais ma radine pour économiser sur le téléphone en continuant de me passer d'Internet.
Constat : je marche en pleine nuit dans une ville déserte, je ne sais pas où je vais et je n'ai même pas Internet sur mon phone pour m'aider à trouver ou envoyer un mail pour prévenir mon boss que je ne serai pas là demain. Je dois dégager ma voiture et je me demande combien ça va me coûter. Je suis coincée ici et j'ai personne chez qui trouver refuge pour le reste de la nuit. Je me sens seule au monde comme jamais. J'ai le coeur serré, les nerfs qui lâchent et les larmes coulent toutes seules. Je fais pitié mais je m'en fous, parce que je suis fatiguée, stressée, saoulée par cette poisse en voiture, et de toute façon... personne ne me voit!
Je n'ai pas eu le temps d'aller bien loin. J'entends du bruit et je vois un pub encore ouvert avec plein de monde sur la terrasse. J'y vais, j'entre et je demande s'il y a un hôtel bon marché tout près. Au passage j'explique mon problème. Le bartender me propose d'attendre qu'il finisse son travail et qu'il viendra m'aider avec ses outils. Alors j'attends. Puis quand il a fait partir tout le monde, nettoyé et fermé la porte, je pars avec lui et sa collègue. Sur le chemin on discute tous les 3, ils sont sympas. Ils essayent de leur mieux de m'aider avec la roue (oui, même la fille!) mais on arrive au même constat que plus tôt. L'espoir s'évapore à nouveau et l'angoisse revient. J'ai du faire une tête qui en disait long car à ce moment le gars me propose de me poser un peu chez lui en attendant que les commerces ouvrent. Il fait une petite blague en disant qu'il allait devoir expliquer à sa femme pourquoi il y a une inconnue qui squatte le canapé. Donc il y a une Madame. Bon ça devrait aller. Je suis tellement en galère que j'accepte.
On roule 10 minutes jusqu'à chez lui. Sa maison est top. Du moins le salon, dont je n'ai pas bougé. Je regarde un peu les photos de famille au mur, très à l'américaine. Sa femme et ses enfants sont mignons! Je suis sûre que ce couple a tout juste la trentaine.
La collègue a apparemment son divan préféré, elle me laisse l'autre, le plus grand des deux. On s'emmitoufle chacune dans une couverture et on ne tarde pas à s'endormir. Il est 4 heures passées.
8 heures, je vais me brosser les dents. A défaut d'être lavée, au moins j'aurai une haleine décente.
La maman et les enfants descendent les uns après les autres et me saluent, adorables. Les petits ont 6 et 10 ans. On part tous ensemble, mon hôte, sa collègue et les gosses. Sur la route il fait des petites blagues pour essayer de me détendre. Il me propose même d'aller à un concert de je ne sais plus qui vendredi avec sa clique. Moi je ne parle pas, trop dans mes soucis. On s'arrête à un magasin d'accessoires auto, on explique le problème et le vendeur nous dit qu'il n'y a aucune clef et que ce truc c'est une sécurité pour que je ne me fasse pas voler mes roues. Il nous envoie vers le Firestone à quelques mètres. Là-bas ils nous prêtent un gros marteau... apparemment c'est en tapant sur la roue qu'elle va sortir! On retourne à ma voiture, Mister Bartender-supercool-funkydaddy s'exécute et... hourra la roue se barre!!! Il pose la galette et me voilà prête à rentrer à Muncie. Il est environ 9 heures et quart.
Je me maudis de n'avoir pas noté le numéro de téléphone de mes collègues car dans tout ça je n'ai même pas pu prévenir le boulot. En plus je devais assister à une réunion à 8h00, et je devais être introuvable, ça fait pas fort du tout. J'appelle ma collègue (la fille de mon âge qui bosse dans le service IT, celle avec qui j'étais partie à Atlanta), je lui demande de m'envoyer le numéro de mon boss et une autre collègue. J'arrive chez moi à 10h30, je prends tout mon temps (je suis déjà en retard de toute façon) et je repars à midi.
Sur la route, je repensais à tout ça. Je veux dire ces galères de voiture qui s'enchainent. C'est le garagiste qui va être ravi de me voir. Après le bruit bizarre après avoir roulé sur la carcasse de daim, puis le tableau de bord qui affiche "maintenance requiered", puis la panne à cause de la jauge à essence fausse, et maintenant un pneu crevé... 4 visites en moins de 4 semaines ça fait beaucoup je trouve...
Chaque fois, je flippe et je me retrouve un peu, beaucoup, voire extrêmement en galère. Et chaque fois ça ne s'avère pas grave et chaque fois je m'en sors sans trop de dépenses.
Oui car je ne vous ai pas dit, l'autre fois, "maintenance required" c'était juste une vidange et un contrôle qui m'ont coûté 30$. Et la semaine dernière la panne ça m'a juste coûté 40$ et finalement l'assurance va me rembourser 95$ sur les 125 du remorquage (c'est plus que ce que j'espérais). Et cette fois, la réparation de mon pneu n'a coûté que 15$.
Karma : principe (hindouiste?) qui veut que tes actes dans tes vies passées, bons ou mauvais, se répercuteront sur tes vies futures et que par conséquent, tôt ou tard, dans cette vie ou dans une autre, tu récolteras les fruits de ce que tu as semé.
Ange gardien : être, esprit, ange, qui t'a été assigné pour te protéger et te guider.
Ma théorie : j'ai fait des trucs pas bien dans une vie antérieure et maintenant le karma a décidé de s'occuper de mon cas et se manifeste en mettant plein de pépins sur ma route (sur ma route, c'est le cas de le dire). Et mon ange gardien essaye tant bien que mal de limiter les dégâts, afin que je m'en sorte saine et sauve, sans dommages et sans dépenses.
Quand j'étais tombée en panne la semaine dernière, je vous jure, je n'avais personne à appeler. Ma collègue n'était même pas sensée être là, elle aurait du être en Inde à ce moment là mais avait annulé son voyage. Sans elle, j'aurais été clairement dans la merde. Et cette fois-ci en pleine nuit l'ange gardien m'a conduite vers ce bar, où j'ai trouvé quelqu'un de très sympa qui m'a aidée.
Vous pouvez penser que je suis illuminée, mais j'y crois vraiment.
Et si je vous énumérais toutes ces petites choses qu'il a faites pour moi depuis que je suis là, qu'au début j'ai prises pour de la chance et du heureux hasard, vous aussi vous y croiriez.
Bref, j'espère que le karma va se calmer parce que je ne pense pas avoir les nerfs assez solides pour supporter ses sales coups à répétition. Surtout que ça va crescendo dans le degré d'emmerdement... :/
En attendant, je vais de ce pas faire ma carte de membre "Triple A" (assistance express sur la route) et me prendre un autre forfait téléphone AVEC INTERNET!
Le mot de la fin : sangria.
Parce que jeudi dernier je suis allée chez ma voisine, la Vénézuélienne, qui avait fait une paëlla (sans safran, ok) pour fêter son retour de voyage en Europe. Soit dit en passant, j'aurais bien aimé avoir un minimum de culture générale à propos du vin, ça m'aurait évité de me retrouver perdue dans le rayon à ne pas savoir quoi apporter à mon hôtesse. J'ai finalement choisi un merlot du Chili (il y avait tous les pays sauf l'Espagne, dommage!), vous pensez que c'était un bon choix?
C'était cool pour une fois de trouver quelqu'un avec qui parler de la France, l'Angleterre, l'Espagne ou l'Italie. Et puis qu'est-ce qu'on a ri! Il y avait juste son roommate, un Américain, et une copine à elle, une Japonaise. Trop bon moment. Mon Dieu qu'ils sont drôles ces trois-là! Je ne voulais plus partir.
Tout ça pour vous dire, méfiez-vous de cette traitresse de sangria, bien glacée, bien sucrée... en plus il faisait chaud et j'avais très soif. J'ai bien failli me mettre K.O. Heureusement qu'il y avait 3 fois trop à manger, comme ça j'ai pu éponger tout ce bazar dans mon bide!



En effet, tout est dit dans le titre... mais il fallait les détails avec ... et je reste persuadée et te le dis (de grâce!) un ange gardien doit être ménagé et de ce fait lui laisser le temps de recharger ses batteries ... et sais-tu comment? En gardant sagesse, droiture, vérité, en tout et partout, additionné des moindres gestes de partage (comme fleurir la stelle d'un inconnu... eh! eh! tu vois où je veux en venir... peut-être est-ce ton ange gardien version US !!!) BISOUS
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